La 41e Rencontre européenne à Madrid

Lors de la prière du soir du 30 décembre 2017, Frère Alois, prieur de Taizé, a annoncé que la prochaine Rencontre européenne se tiendrait à Madrid à la fin de l’année 2018. Après Barcelone et Valence, ce sera une première pour la capitale espagnole, qui a déjà reçu les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en 2011.

«Nous étions dans le nord de l’Europe, à Riga en 2016, puis au centre de l’Europe à Bâle en 2017. En 2018, nous irons… à Madrid». L’annonce par Frère Alois, prieur de Taizé, a été suivie d’une explosion de joie dans les rangs des pèlerins espagnols, réunis pour la prière du soir à Bâle.

Pourquoi Madrid? «Il est vrai que nous étions déjà plusieurs fois en Espagne, à Barcelone, à Valence… et aussi à Lisbonne, dans la péninsule ibérique. Mais l’archevêque de Madrid, qui était à Valence auparavant, a insisté pour que nous venions chez lui», expliquait le successeur de Frère Roger, la veille aux journalistes informés un peu plus tôt.

Un lien avec la situation délicate causée par la volonté d’indépendance de la Catalogne? «Non, dit clairement Frère Alois. Car l’invitation a été lancée avant ces événements. Mais il est vrai qu’à Taizé, nous ressentons depuis longtemps ce problème catalan».

Le thème de la joie

De façon plus large, le prieur de Taizé a martelé la nécessité de l’attitude d’ouverture à l’égard des étrangers afin de faire tomber les peurs. «Le pape François redit quelle est la beauté de l’accueil. Et quand les paroisses s’ouvrent à l’étranger, aux réfugiés, elles retrouvent du dynamisme. En Allemagne, même l’œcuménisme est dopé par la présence des étrangers: des paroisses voisines, catholique et protestante, collaborent dans cet accueil, alors qu’elles s’ignoraient auparavant!».

«C’est aussi pour cela que nous avons choisi le thème de la joie, ici à Bâle. Car la joie, c’est quelque chose de plus profond que le bonheur. Si nous n’avons pas de joie de vivre, nous n’aurons pas de motivation pour faire face aux problèmes et donc aussi, au problème des migrations. Il faut avoir des motivations positives». Car, ajoute Frère Alois, «les migrations vont être encore plus fortes». Les frères de Taizé suivent avec intérêt l’évolution du continent africain. «J’ai rencontré des jeunes à Cotonou, au Bénin, cette année et je les ai encouragés à devenir eux-mêmes entrepreneurs, sans attendre l’aide des pays du Nord. Ils doivent trouver un avenir chez eux». (cath.ch/bl)

Raphaël Zbinden

Portail catholique suisse

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