A ces 183 Etats, il faut ajouter l’Union européenne et l’Ordre souverain de Malte. Trois autres organisations internationales ont aussi des bureaux accréditées auprès du Vatican également situés à Rome, sans pour autant avoir rang d’ambassade : la Ligue arabe, l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
En 2017, le gouvernement de l’Eglise catholique a signé plusieurs accords, dont deux bilatéraux. Le premier, avec la République du Congo, est un accord-cadre sur les relations entre l’Eglise catholique et cet Etat. Ce traité a été signé le 3 février et régule donc les relations du gouvernement congolais avec les catholiques dans ce pays. L’autre accord bilatéral, a été établi le 22 août avec la Russie et permet aux titulaires d’un passeport diplomatique de voyager sans visa.
Au niveau international, le Saint-Siège a aussi signé et ratifié le 20 septembre le Traité d’interdiction des armes nucléaires, juste après son adoption par les Nations Unies. Le Saint-Siège a également adhéré à une déclaration du Conseil de l’Europe sur l’immunité juridictionnelle des biens culturels appartenant à un Etat, en cas de prêt d’une œuvre à un autre Etat.
Bien que non mentionné par le Saint-Siège, un autre type de diplomatie s’exerce également, envers des pays importants pour le pape. C’est le cas de la Chine, avec un accord entre le Bambino Gesù et un hôpital provincial chinois. Ainsi que pour ce même pays, un échange mutuel d’œuvres avec les Musées du Vatican, annoncé en 2017 et qui se tiendra en mars prochain.
Dans son discours de vœux aux ambassadeurs, le pape François a indiqué que ses voyages hors d’Italie était une expression de sa «sollicitude». En 2017, le pontife s’est ainsi rendu en visite officielle en Egypte, en Colombie, en Birmanie et au Bangladesh. Il s’est aussi rendu au Portugal, en pèlerinage à Fatima. «J’ai pu y constater la foi remplie d’enthousiasme et de joie» suscitée par la Vierge Marie, a affirmé le successeur de Pierre aux ambassadeurs.
De même, de très nombreux chefs d’Etat sont venus au Vatican et y ont été reçus par le pape François. Parmi eux, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne au mois de mars, le président libanais Michel Aoun et le président rwandais Paul Kagame également en mars, ou encore le président américain Donald Trump au mois de mai.
Le pape François a par ailleurs accordé une audience à 29 nouveaux ambassadeurs venus présenter leurs lettres de créance (Afrique du Sud, Azerbaïdjan, Brésil, Equateur, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Ghana, Inde, Irak, Italie, Kazakhstan, Liechtenstein, Lituanie, Mauritanie, Mexique, Monténégro, Myanmar, Népal, Niger, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Portugal, Serbie, Soudan, Swaziland, Tchad, Trinité-et-Tobago et Yémen).
Selon le Vatican, 25 ambassadeurs près le Saint-Siège sont des femmes et 89 résident à Rome. (cath.ch/imedia/mp)
Maurice Page
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