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Genève: intervention du représentant de Pax Christi à la 46e (120894)
Session de la sous-commission des droits de l’homme de l’ONU
Les «puissances démocratiques» sous le feu de la critique
Genève, 12août(APIC) Quel impressionnant catalogue ne faudrait-il pas
dresser pour rendre compte des violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales partout dans le monde. Le constat n’est pas nouveau,
certes. Il explique d’autant plus le dépit du représentant de Pax Christi,
Jacques Vittori, dans sa déclaration lue le 11 août dans le cadre de la 46e
Session de la sous-commission des droits de l’homme des Nations Unies, qui
se tient du 1er au 26 août à Genève.
S’exprimant notamment à propos du Rwanda, J. Vittori constate en effet
que l’origine du génocide ne saurait être imputée à l’importation de machettes chinoises mais à la propagande raciste de la radio des Mille Collines, qui a développé une psychose de peur pour fonder ses appels au crime.
«Cette radio continue, aujourd’hui encore, d’émettre et de répandre son
poison dans la zone dite de sécurité. Nous n’aurons pas la cruauté de nommer ceux qui devaient et pouvaient agir mais qui ont laissé faire», a-t-il
lancé, avant de poursuivre: «Quelles que soient leurs raisons, ce qu’ils
ont voulu sauvegarder ou espérer par leur silence complice était dérisoire
par rapport aux ravages permis par leur coupable laxisme».
Et J. Vittori de remarquer que ce que le drame rwandais nous démontre
est vrai pour d’autres situations dans le monde. Puis de s’interroger: serait-il question d’une intervention armée en Haïti si le coup d’Etat militaire avait sans ambages été immédiatement sanctionné, y compris par ceux
qui n’appréciaient pas le choix démocratique du peuple haïtien?
Pour le représentant de Pax Christi international, ce sont bien des intérêts de toutes sortes qui font par exemple taire ou rendre discrets certains Etats sur l’oppression indonésienne au Timor, à Acheh, en Ouest-Papouasie, marocaine sur les Sahraouis, iranienne sur les opposants au régime
des mollah, saoudienne sur les non musulmans, sans parler de toutes les
dictatures protégées par la raison d’Etat de grandes puissances démocratiques.
Après avoir rendu hommage au rôle et au travail des ONG, J. Vittori a
conclu en demandant à la communauté internationale de ne plus tolérer les
violations des droits de l’homme, même à petite échelle: «Plus l’intervention est rapide et plus elle est efficace et à tous égards moins coûteuse.
(apic/com/pr)
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