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Scepticisme
Londres, 5août(APIC) L’un des plus grands syndicats britanniques, en tout
cas le plus important parmi ceux qui défendent les intérêts des employés et
des indépendants (500’000 membres), va s’intéresser au sort des prêtres en
ouvrant une centrale à leur intention, annonce le «Daily Telegraph».
Le «Manufacturing Science and Finance Trade Union» se propose de défendre les intérêts des prêtres suspendus et de leur assurer un traitement
digne de la part de leur Eglise. Par exemple le pasteur Anthony Freeman,
curé de Staplefield (West Sussex), suspendu le 31 juillet dernier pour «incroyance» par l’archevêque de Cantorbéry, Mgr George Carey.
Un porte-parole du syndicat s’est néanmoins montré sceptique, se disant
peu convaincu de la disposition de sa nouvelle «clientèle» à mener une lutte sociale. «J’en suis sûr, les religieux sont incapables d’envisager des
mouvements de grève», a-t-il déclaré.
De source anglicane, on fait observer que cela fait belle lurette (les
années 70) que le clergé est autorisé à s’inscrire à un syndicat. Et s’il
sont peu nombreux à l’avoir fait, cela veut sans doute dire que la plupart
des prêtres sont «parfaitement heureux», a-t-il commenté.
Selon les observateurs, la clientèle serait peut-être à trouver, au lendemain de l’ordination des femmes prêtres au sein de l’Eglise anglicane,
chez de nombreux curés traditionnalistes qui craignent d’être victimes d’un
licenciement abusif. (apic/cip/pr)
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