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Liban: Congrès des patriarches d’Orient (270994)
L’embargo imposé à l’Irak doit cesser
Liban, 27septembre(APIC) Le 4ème Congrès des patriarches catholiques
d’Orient s’est tenu du 19 au 24 septembre à Rabweh, au Liban sur le thème
«La diversité d’héritage au service de l’unité de l’Eglise». Sous la
présidence du patriarche des grecs catholiques Maximos V Hakim, les
patriarches ont souhaité que le processus de paix en cours au Proche-Orient
aboutisse à une paix équitable et globale et que Jérusalem soit ouverte à
toutes les religions. Ils ont aussi dénoncé l’embargo «injuste» imposé à
l’Irak depuis la guerre du Golfe et demandé à l’ONU de reconsidérer sa
décision.
Le Congrès a réuni Nasrallah Pierre Sfeir, patriarche d’Antioche et de
tout l’Orient des maronites; Stephanos II Ghattas, patriarche d’Alexandrie
des coptes catholiques; Ignace II Hayek, patriarche des syriaques
catholiques; Raphaël I Bidawid, patriarche des chaldéens; Jean Pierre XVIII
Kasparian, patriarche des arméniens catholiques; Michel Sabbah, patriarche
latin de Jérusalem; le président, le patriarche Maximos V Hakim.
Ils avaient invité le 19 septembre Ignace IV Hazim, patriarche des grecs
orthodoxes et deux évêques grecs orthodoxes, Mgr Georges Khodre, du diocèse
du Mont-Liban, Mgr Elias Aoudé, du diocèse de Beyrouth pour échanger sur
les questions communes aux Eglises catholique et orthodoxe dans la région.
«De grands pas ont été réalisés sur la voie de l’unité de l’Eglise», a
déclaré le patriarche Sfeir à l’issue de l’entretien.
Un riche héritage à développer
Les patriarches se sont penchés sur trois aspects de l’Eglise catholique
au Proche-Orient: l’héritage; la pastorale; la présence et le rôle des
chrétiens dans la région. Ils ont souligné la variété, la richesse et
l’ancienneté de leur héritage respectifs, mais aussi la nécessité de les
développer dans les domaines de la liturgie, de la culture, de la vie
spirituelle et de la théologie, car c’est une garantie de survie des
chrétiens d’Orient.
Les patriarches ont exprimé le désir de se débarrasser de la notion de
«confession» au profit de celle de l’»Eglise». Pour corriger ce qu’ils
considèrent comme «erreur historique», il faut mettre en place une nouvelle
formation des fidèles et du clergé, estiment-ils.
Le processus de paix actuellement en cours au Proche-Orient ne laisse
pas les Eglises passives: leurs responsables demandent qu’il débouche sur
une paix équitable et globale prenant vraiment en compte le problème du
Liban: réfugiés, système scolaire, liberté d’information, sans oublier la
présence de 500’000 Palestiniens sur ce territoire.
Jérusalem: accueillir toutes les religions
Jérusalem, ont-ils affirmé, doit être ouverte à toutes les religions: il
faut pour cela trouver une formule qui écarte de cette ville les disputes
politiques et les intérêts particuliers.
Les patriarches ont également condamné l’embargo imposé par l’ONU à
l’Irak depuis la guerre du Golfe: «Il fait souffrir surtout les malades,
les pauvres et les vieillards. Il n’y a plus aucune raison de le
maintenir». Ils en appellent à l’ONU pour qu’elle reconsidère «cette
décision non équitable qui sert les intérêts de quelques pays influents».
En cette Année internationale de la famille, les patriarches ont lancé
un appel aux familles pour qu’elles sauvegardent les valeurs chrétiennes.
Ils ont évoqué la Conférence du Caire qualifiant d’»inquiétantes» certaines
de ces décisions: en effet, pour les patriarches d’Orient, la menace pour
l’avenir réside plus dans l’inégale distribution des biens sur la planète
que dans l’augmentation croissante de la population. (apic/id/eb)
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