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Espagne: vers une plus grande libéralisation de l’avortement (250994)
« Retour à la loi de la jungle », protestent les évêques
Madrid, 25septembre(APIC) « Non à la loi du plus fort »: telle est la réaction des évêques espagnols à un avant-projet de loi qui prévoit un élargissement des motifs qui rendent l’avortement légal en Espagne.
« Si le législateur pense qu’il peut tolérer voire légitimer l’attentat
contre la vie des plus faibles, quels que soient les motifs de progrès dont
il se prévaut, il va permettre ou promouvoir le retour de la loi de la jungle, à savoir de la régulation des rapports entre les hommes selon la loi
du plus fort. C’est une corruption radicale », peut-on lire dans une déclaration de protestation du Comité permanent de l’épiscopat espagnol.
Le texte du gouvernement autorise l’interruption de grossesse durant les
douze premières semaines, pourvu que la femme ait pris conseil et ait été
informée d’autres alternatives, et pour autant que la grossesse entraîne un
grave conflit personnel, familial ou social.
Contre la consécration sociale du crime abominable de l’avortement
Les évêques dénient à l’Etat toute autorité pour déterminer une période,
quelle qu’elle soit, durant laquelle la pratique de l’avortement cesserait
d’être un crime. Ils expriment en outre leurs réserves quant à la constitutionnalité de l’avant-projet de loi. En effet, rappellent-ils, le Tribunal
constitutionnel a signalé en 1985 qu’en aucun cas l’Etat ne peut renoncer à
« l’impératif d’assurer une protection efficace de la vie de celui qui a été
conçu mais qui n’est pas encore né, y compris comme dernière garantie des
normes pénales ».
Le document épiscopal publié à Madrid précise toutefois: « Notre refus
public ne concerne pas les femmes qui subissent la tentation d’avorter face
aux difficultés réelles de la vie. Nous sommes contre la consécration sociale du crime abominable de l’avortement. » (apic/cip/be)
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