apic/Togo/Amnesty International
Togo: respect des droits de l’homme et (140994)
nouveau gouvernement ne font pas bon ménage
Amnesty international dénonce le laxisme des autorités
Londres, 14septembre(APIC) Les auteurs de violations des droits de l’homme au Togo demeurent toujours impunis, malgré ce qu’avait promis le nouveau
gouvernement. Vaines promesses… d’autant qu’aujourd’hui encore, les forces de sécurité du pays bafouent toujours les droits fondamentaux, dénonce
Amnesty International, dans un rapport publié à Londres.
Il n’y a toujours pas eu d’enquête sur les violations passées des droits
de l’homme, qui demeurent impunies dans ce pays, et les forces de sécurité
continuent de bafouer les droits fondamentaux. Tel est le triste constat
dressé par Amnesty International (AI) un an après les élections présidentielles et six mois après les premières élections pluralistes du pays. «En
dépit des mesures annoncées par le nouveau gouvernement en vue d’instaurer
un état de droit, l’insécurité règne toujours dans la capitale, Lomé», signale l’organisation.
Selon AI, des informations récentes indiquent que des militants politiques et des réfugiés rentrés au Togo ont été harcelés et intimidés par des
membres des Forces armées togolaises (FAT) ou par des groupes voire des individus armés, dont certains semblent agir en collusion avec les FAT. Plusieurs hommes d’affaire, en particulier des financiers, ont été récemment
victimes de tentatives d’assassinats. Plusieurs y ont perdu la vie.
Les forces de sécurité auraient également détenu arbitrairement des personnes du fait de leurs opinions politiques, écrit AI, qui souligne que «si
le gouvernement togolais n’inscrit pas la protection des droits de l’homme
parmi ses priorités politiques et ne punit pas les responsables des crimes
passés et présents, la sauvegarde des droits de l’homme ne pourra être garantie dans le pays».
Dans son nouveau rapport, l’organisation de défense des droits de l’homme demande au nouveau gouvernement du Togo de confirmer sa volonté de faire
ouvrir des enquêtes sur les atteintes commises par le passé et de poursuivre les auteurs en justice. «Même si le nouveau gouvernement n’est pas luimême responsable des violations passées, il lui appartient d’en reconnaître
l’existence». AI cite à l’appui de nombreux cas de personnes victimes
d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations arbitraires, de torture et de
harcèlement imputables aux forces de sécurité, notamment entre 1991 et
février 1994.
AI demande enfin aux gouvernements qui fournissent une assistance militaire au Togo – en particulier la France, note l’organisation – de veiller
à ce que cette aide ne contribue pas à des violations des droits de l’homme…» (apic/com/pr)
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