Les deux co-chefs d'Etat de Saint-Marin reçus par le pape François

Les deux capitaines-régents de la République de Saint-Marin ont été reçu le 23 mars 2018 par le pape François au Palais apostolique, a indiqué le Saint-Siège. Ils ont ensemble affirmé leur volonté de renforcer la coopération entre le petit pays et l’Eglise.

Enrico Carattoni et Matteo Fiorini ont été reçu par le pape François une semaine avant que leur mandat ne prenne fin, le 1er avril prochain. Le pouvoir exécutif de ce minuscule Etat est exercé par deux capitaines-régents élus tous les 6 mois par le parlement. Les deux co-chefs d’Etat se sont entretenus avec le pape près de 35 minutes avant d’être rejoints par leur responsable des Affaires étrangères, Nicola Renzi, et leur ambassadeur près le Saint-Siège, Alessandra Albertini.

Durant l’échanges, les trois hommes ont exprimé leur volonté de renforcer les collaborations bilatérales, en particulier dans l’éducation et dans le domaine social. Ils ont également évoqué la situation internationale, le phénomène migratoire, ainsi que les perspectives futures du projet européens.

Après leur entretien, les trois hommes ont échangé des dons. Le pape François leur a offert une gravure «pour Pâques» du Christ ressuscité, ainsi qu’un exemplaire de ses encycliques et exhortations apostoliques. Les deux capitaines-régents se sont ensuite entretenus avec Mgr Pietro Parolin, cardinal-secrétaire d’Etat du Saint-Siège.

La «ténacité» de la petite République

Les représentants de Saint-Marin ont offert une gravure représentant le saint éponyme construisant les murs de la cité. Soulignant la «ténacité» de la petite République, le pape François leur a demandé s’ils étaient, eux aussi, tenaces, ont rapporté des journalistes présents. Les deux capitaines-régents ont acquiescé, expliquant que c’est une «caractéristique» de Saint-Marin, sans laquelle le pays «n’aurait pas pu résister 1700 ans.

Fondée au début du 4e siècle, Saint-Marin est en effet la seule cité-Etat qui subsiste sur le territoire Italien, outre le Vatican, ayant survécu aux différentes invasions et autres tentatives d’unification de l’Italie. Le petit Etat de Saint-Marin, regroupé en un diocèse composé de 81 paroisses, est peuplé par 92,3 % de catholiques. Les habitants de Saint-Marin sont fiers d’être citoyens d’un Etat fondé par un saint. Cette fierté participe à la popularité de la religion catholique dans cette région. (cath.ch/imedia/ah/gr)

Grégory Roth

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