apic/Lehmann/Divorcés remariés
Rome: Pas de «divergences fondamentales» entre Rome et l’épiscopat
allemand à propos de l’accès à la communion des divorcés remariés
Réaction de Mgr Karl Lehmann au document romain (141094)
Rome, 14octobre(APIC) Il n’y a pas de «divergences fondamentales» entre
la Congrégation pour la doctrine de la foi et les évêques catholiques du
Sud-Ouest de l’Allemagne concernant l’accès à la communion eucharistique
des divorciés remariés, a déclaré Mgr Karl Lehmann, président de la Conférence épiscopale d’Allemagne. L’évêque de Mayence participe au Synode sur
la vie consacrée qui se déroule actuellement à Rome.
A l’instar de ses confrères – Mgr Oskar Saier, archevêque de Fribourgen-Brisgau, et Mgr Walter Kasper, évêque de Rottenburg-Stuttgart – qui
avaient rédigé avec lui l’an passé une lettre pastorale sur les divorcés
remariés montrant une certaine ouverture -, Mgr Lehmann est en accord avec
le Vatican sur le principe du maintien de l’indissolubilité du mariage. Mgr
Lehmann réagissait ainsi à la «Lettre aux évêques de l’Eglise catholique
sur l’accès à la communion eucharistique de la part des fidèles divorcés
remariés», que maints observateurs ont considéré comme une réponse aux
ouvertures de la lettre pastorale des évêques d’Allemagne du Sud-Ouest.
Selon l’évêque de Mayence, dans la lettre pastorale publiée en septembre
1993, il s’agissait surtout de donner aux divorcés remariés un «droit à se
sentir chez eux» dans l’Eglise. De fait, les divorcés remariés doivent parfois faire face à une «dureté excessive» au niveau paroissial. Mgr Lehmann
a justifié la démarche de cette lettre pastorale en évoquant les problèmes
pastoraux «immenses» que rencontrent les pasteurs.
Les trois évêques allemand ont certes escompté que l’Eglise universelle
puisse éventuellement dire qu’un telle expérience n’est pas possible. Pourtant on n’apporte pas de solution au problème pastoral concret avec la «réponse finalement très dure» du document du Vatican. Ce dernier exige que
l’on observe la discipline en vigueur sur le caractère obligatoire de la
forme canonique comme nécessaire pour la validité des mariages des catholiques. Personne n’a encore trouvé la «pierre philosophale» pour résoudre
cette question, a-t-il lancé. Les trois évêques espèrent cependant que leur
lettre suscitera le débat dans l’Eglise, afin que l’on trouve des solutions
«créatives» en matière de pastorale des divorcés remariés. (apic/kna/fs/be)
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