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Rome: Audience générale du mercredi (051094)
Le pape présente les «nouvelles formes de vie consacrée»
Rome, 5octobre(APIC) La vie consacrée, dont traite actuellement le Synode
des évêques, ne se limite pas à la vie des religieux et des religieuses.
«Quand les laïcs s’engagent dans la voie des conseils évangéliques, ils entrent, sans aucun doute et dans une certaine mesure, dans un état de vie
consacrée.» C’est ce que Jean-Paul II s’est attaché à montrer au cours de
l’audience générale du mercredi, où il a passé en revue les «nouvelles formes» de vie consacrée.
Le pape commence par présenter les «Instituts séculiers», où des
personnes consacres assument ensemble les exigences issues des conseils
évangéliques, et cela, sans se retirer du monde, mais dans le cadre d’une
vie extérieurement semblable à la vie séculière.
A côté des «Instituts séculiers», des personnes peuvent s’engager dans
une «société de vie apostolique», dont les membres ne font pas de voeux
religieux, mais «tendent à la perfection de la charité», note le pape.
A ces deux formes de vie consacrée, Jean-Paul II ajoute «les mouvements
ecclésiaux ou associations ecclésiales», d’origine plus récente et assez
caractéristiques de l’époque actuelle de l’Eglise. Le pape les considère
comme «une vraie consolation, car ils couvrent tout le champ des modalités
de la présence chrétienne dans la société actuelle».
Sens de l’Eglise
Quelles que soient les nouvelles formes, leur premier souci, indique le
pape, doit être de vivre «en pleine communion ecclésiale avec l’évêque».
Seule cette communion peut prémunir contre un double danger: «une certaine
autosatisfaction», surtout de la part de ceux qui ont tendance à
absolutiser leur propre expérience»; «un isolement de l’Eglise locale».
Jean-Paul II indique, dans le même sens, pourquoi l’Eglise apprécie ces
nouveaux mouvements: leur «vision ecclésiale» manifeste «une volonté décisive de vivre de la vie de l’Eglise et de refléter la profonde union et la
collaboration qui existent entre les laïcs, les religieux et les prêtres
dans leurs choix personnels d’apostolat.»
Du point de vue des critères d’authenticité, il y a donc un lien entre
«vitalité charismatique, volonté de témoigner son appartenance au peuple de
Dieu, exigence de communion des personnes consacrées avec les laïcs et les
prêtres». Et le pape d’observer qu’actuellement, «ces critères se manifestent plus intensément dans les mouvements qui mettent davantage l’accent
sur un engagement profond d’adhésion au mystère de l’Eglise».
Il y a encore d’autres formes de vie consacrée, qui s’orientent davantage vers la vie monastique. «Il en fut de même au Moyen-Age», rappelle le
pape, relevant pour cette époque le «soin particulier apporté aux paroisses» et, du coup, une plus grande «ampleur d’apostolat».
Au terme de cette présentation des nouvelles formes de vie consacrée, le
pape met en garde contre une lecture «superficielle» de ces réalités, lorsqu’elles paraissent, à première vue, en désaccord avec les orientations ecclésiales actuelles. «En réalité, souligne Jean-Paul II, l’Eglise, qui a
assurément besoin des personnes consacrées qui se consacrent plus directement au monde pour l’évangéliser, a certainement et plus encore besoin de
ceux qui cherchent la présence et l’intimité de Dieu, la cultivent et en
témoignent en vue d’obtenir la sanctification de l’humanité». Et le pape de
conclure: «Ce sont là deux aspects de la vie consacrée qui se manifestent
en Jésus, qui allait vers les hommes pour leur porter la lumière et la vie,
mais qui cherchait, d’autre part, la solitude pour se consacrer à la contemplation et à la prière. Aucune de ces deux exigences ne peut être négligée dans la vie actuelle de l’Eglise.» (apic/com/mp)
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