154000 Palestiniens «oubliés» dans des camps
Liban, 4octobre(APIC) Ils sont environ 500’000 à vivre sans maisons,
passant de taudits en taudits. Les palestiniens n’ont aucuns droits au
Liban, ni droit civique, ni droit sociaux, ni le droit d’aspirer à une
profession libérale. Ce peuple qui a toujours attendu et espérer le retour
en Palestine se sent abandonné suite aux accords signés.
Situation précaire dans les camps
Le nombre de Palestiniens vivant au Liban n’est pas connu avec certitude
mais le Croissant Rouge les estime à 500’000. Les cinq lieux de
concentration de la population palestinienne sont Beyrouth, Saïda, Tyr,
Tripoli et Baalbeck. Leur situation dans les camps est précaire: habitat de
mauvaise qualité, rigoles à ciel ouvert pour les eaux usées, surpopulation.
«La guerre des camps» opposants les Palestiniens et la milice du mouvement
chiïte Amal qui les assiégea et les bombarda à Beyrouth et à Tyr,
entraînant une fois de plus leurs destruction, accentua encore ces
difficultés. Aujhourd’hui encore à Chatilla, des dizaines d’habitation
écroulées témoignent de la violence de ces bombardements. Les habitants
s’entassent chez des voisins de l’autre côté de la rue.
Les hors camps
Certain secteurs de camps ne sont pas reconstruits comme la plupart des
autres de ce camp. Le gouvernement s’y oppose car ces secteur ont été
édifiés en dehors des camps et sont donc «illégaux». Suite aux
bombardements et aux diverses destructions, les familles n’ayant pu revenir
dans leur camps d’origine, se sont installées là où elles le pouvaient. Ces
fasmilles sont aujourd’hui dans l’obligation de quitter leurs masures. Le
gouvernement libanais verse un indemnité, de 2’000 à 5’000 dollars, pour
permettre le relogement des familles. Les immeubles construits pour relogés
ces familles sont prévus pour 40 familles, environ 5 membres chacune,
chaque appartement a une cuisine, une salle de bains et une seule pièce.
Des associations organisent la résistance des «déplacés et tentent
d’obtenir leur maintien sur place et la construction de d’habitations
décentes. Mias la grande majorité des familles acceptent l’indemnité. Le
chômage massif des Palestiniens et l’absence d’allocation chômage ne leur
paermettent pas de tenir très longtemps avec la somme qui leur est
attribuée.
Des Palestiniens, des Libanais et des Syriens habitent aussi des
immeubles en ruine. Il n’y a plus une seule vitre, cetaines pièces donnent
directement sur la rue, des toiles tendues essaient de préserver un peu de
l’intimité des occupants. Il ne reste bien souvent que de ces constructions
que leur structure en béton, tout le reste ayant brulé, pulvérisé par les
obus.
Aucun droit civique et sociaux
Le statut des Palestiniens fait d’eux des résidents dépourvus du moindre
droit civique: ni droits civiques étants étrangers, ni droits sociaux ce
qui rend leur existence d’autant plus précaire et les marginalise.
L’OLP traversant une crise financière sans précédent et redéployant ses
activités vers la Palestine occupée. Les Palestiniens affirment que la
signature des accords l’aide qui parvenait encore s’est complétement tarie.
Les familles des martyrs et les orphelins ne reçoivent désormais plus rien.
Le Croissant Rouge réduit ses services et ferme ses centres. S’agit-il
d’une conséquence de la guerre du Golfe, à la suite de laquelle certains
Etats arabes ont réduits ou arrêtés leur aide à l’OLP, coïncidant dans le
temps avec les accords signés? Toujours est-il que les réfugiés lient
l’interruption de l’aide, non pas à des problèmes de trésorerie, mais à une
stratégie d’étouffement des réfugiés du Liban pour les affaiblir et les
contraindre à accepter ce que le nouvel ordre des choses au Moyen-Orient a
prévu pour eux…Un «complot» internatioal en quelque sorte.
A de très rares exceptions près, personnes n’envisage que les accords
puissent amener qui que ce soit de positif aux réfugiés du Liban. D’autre
part, depuis la fin de la guerre beaucoup d’ONG se sont retirées ou ont
réduits leurs activités. Un peu partout, des médecins déclarent ne plus
recevoir de médicaments de l’UNICEF.
Emplois introuvables et interdits
Trouver un travail au Liban est la principale préoccupation au Liban.
Les Palestiniens sont les premiers frappés car la plupart des métiers leur
sont interdits. Il est pratiquement impossible pour un Palestinien de
travailler dasn une profession libérale, qualifiée et intellectuelle, même
si son diplôme est d’une université libanaise. Il leur reste les emplois
peu qualifiés, pénibles et mal rémunérés.
Ces restrictions ont une influence néfaste sur les aspirations des
familles et des jeunes. Le peuple palestinnien a beaucoup misé sur
l’éducation de sa jeunesse, réussisant é l’envoyer en grand nombre dasn les
universités et à constituer une élite à la compétence reconnue. Les
difficultés d’aujourd’hui, l’impossibilté de travailler dasn sa spécialité,
amènent les jeunes à ne plus aspirer à devenir ingénieur, médecin,
professeur mais plus modestemnet à recevoir une formation de technicien, de
réparatuer de réfrigirateru, de conducteur d’air ou de mécanicien
automoibile. Depuis une vingtaine d’années, les conflits multipples,
l’insécurité les déplacements de population ont tenu de nombreus jeunes à
l’écart de l’école; l’augmentation d’analphabétisme qui en résulte est une
autrem enace pour pour l’avenir de ce peuple.
Les Palestiniens ont de plus en plus l’impression d’»être lâchés»,
abandonnés par l’OLP. A Babek au camp de Wavel, les enfants n’ont plus
droit au dîner chaud qui leur était donné. En hiver, le mazout n’est plus
apporter de façon régulièpre et il fait froid dans cette région.
Les restrictioons se font surtout sentir dans le monde de la santé. A
Wavel, il n’y a qu’un seul médecin pour 5’000 perosnnes, d’après les
statistiques, il reçoit 79 patients par jour. De plus, au Liban, le coût de
la santé ne cesse d’augmenter. Une contribution est désormais demandée à
chaque patient qui, habitué à la gratuité l’accepte mal. Face à cette
situation le corps médical palestinien, aidé aussi de médecins libanais,
met sur pied des associations pour aller siogner les plus défavorisés. Ces
structures sont illégales, les médecins palestiniens n’ayant pas le droit
d’exercer même dans un cadre humanitaire et pouvant être arrêtés à touit
moment par les autorités.
Les Palestiniens refusent dans leur grande majorité, la nationalité
libanaise, ils veulkent préserver leur leur originalité de minorité
nationale, pourvue d’une culture propre, tout en luttant pour obtenir les
droits sociaux qui leur sont refusés et dont bénéficient les Palestiniens
de Syrie et de Jordanie. Le souci de l’unité est très fort. Vivant dasn un
contexte politique et économique très difficile, se sentant abandonnés,les
Palestiniens du Liban n’en continuent pas moins d’espérer rentrer un jour
dans leur foyers. (apic/…/eb)
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