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150’000 avortements chaque jour dans le monde: (241194)
L’Association suisse « Oui à la vie » combat l’initiative Hearing Binder
Et dit non à la révision de la loi sur l’assurance maladie
Berne, 24novembre(APIC) L’Association suisse « Oui à la vie » ne veut pas
de l’initiative parlementaire Hearing Binder (Soc ZH), pas davantage qu’elle ne veut entendre parler de la révision de la loi sur l’assurance maladie
soumise à votation le 4 décembre. Elle s’en est expliquée jeudi à Berne.
Les chiffres avancés sur la base de statistiques renforcent sa position: 30
millions d’avortements dans le monde en 1981, entre 50 et 60 millions aujourd’hui.
L’initiative parlementaire Haering Binder, qui préconise l’introduction
d’une solution des délais sur le plan législatif, était jeudi au centre des
débats de la conférence de presse organisée par l’Association « Oui à la
vie ». La position de cette association, forte de quelque 70’000 membres en
Suisse, est on ne peut plus claire face à cette initiative qui n’est à son
avis pas autre chose qu’une nouvelle édition de l’ »Initiative pour la solution du délai », refusée par le peuple en septembre 1977.
Son opposition à la loi sur l’assurance maladie révisée est tout aussi
catégorique. Selon l’association, cette loi révisée entend obliger « tous
les habitants de la Suisse à financer les avortements par les primes
d’assurance ». Une telle acceptation mettrait de plus « en danger la liberté
de conscience des médecins et du personnel hospitalier qui voudraient
s’opposer à toute participation aux avortements ».
L’avortement, quelles conséquences?
Invitée à présenter une approche éthique et sociale sur la question de
l’avortement, Madame Marie Peeters, pédiatre et chercheur en France qui fut
de longues années durant l’assistante du professeur Jérôme Lejeune,
spécaliste français en génétique, s’est attachée à décrire les conséquences
de l’avortement. Tant pour les femmes que pour les hommes. Mais aussi pour
les enfants qualifiés de « survivants ». C’est-à-dire nés dans une famille où
un avortement a eu lieu ou a été envisagé.
S’appuyant sur des sources de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),
Marie Peeters avance de terribles chiffres. Statistiques? Il n’en demeure
pas moins selon ces sources qu’entre 50 et 60 millions d’avortements sont
annuellement pratiqués dans le monde. Soit 150’000 par jour. Ce qui équivant chaque année, dit-elle, au nombre de personnes tuées durant la seconde
guerre mondiale. Aussi n’est-il pas exagéré « de parler d’holocauste ».
Les conséquences de l’avortement? Marie Peeters les décrit et les analyses. Selon elle, l’avortement perturbe l’attachement permanent entre une
mère qui aurait avorter et le ou ses enfants nés. L’avortement, avance-telle, explique aussi les mauvais traitements infligés aux enfants. Avec
toutes les répercussions perpétuées d’une génération à l’autre.
Conséquences pour l’homme également: « Dans les sociétés où la femme prétend avoir ’droit à l’avortement’, l’homme n’a plus le droit de défendre
son enfant. Il est par conséquent difficile pour lui de s’attacher à un enfant dont il n’est pas sûr qu’il vivra ». Selon des études nord-américaines,
80% des couples ayant eu recours à l’avortement se défont après… « L’image
que l’homme à de lui-même est profondément blessée quand il se rend compte
que sa sexualité a donné la mort à un être humain ».
Le pouvoir terrifiant des parents
Le pouvoir des parents qui ont le droit de vie ou de mort quand un enfant n’est pas désiré est terrifiant, lance Marie Peeters, en tentant de
cerner la terreur née dans le subconscient d’un enfant qui se dit qu’il
doit tout faire pour rester désiré. D’un enfant qu’elle n’hésite pas à dire
qu’il est le survivant ou le rescapé d’un avortement. Pourquoi rescapé? « Si
dans un pays, le quart ou la moitié des enfants meurent avant la naissance,
ceux qui sont en vie sont des survivants ». Dans certains pays de l’Est, appuie-t-elle, un enfant conçu à environ 10% de probabilité de survivre. « On
estime que si la tendance actuelle continue, 50% des enfants du monde occidental seront des survivants d’avortement ».
Marie Peeters donnera ces jours plusieurs conférences en Suisse romande.
Et notamment à Genève, en Valais et à Fribourg. (apic/pr)
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