apic/Vatican I/ 125 ans
Rome: il y 125 ans s’ouvrait le Concile Vatican I (221194)
Contre les erreurs du temps et pour l’infaillibilité pontificale
Rome/Fribourg, 22novembre(APIC) En ouvrant il y a 125 ans le premier Concile du Vatican, le pape Pie IX inaugurait le 8 décembre 1869 la plus grande assemblée que l’Eglise catholique ait connu jusqu’alors. Durant les huit
mois que durera ce 20e concile oecuménique, quelque 700 cardinaux et Pères
conciliaires allaient débattre des rapports entre la foi et la raison, mais
surtout de la primauté et de l’infaillibilité du pape. Ces questions ont
provoqué le schisme vieux-catholique. Elles sont du reste encore aujourd’hui sujetes à controverse dans le monde catholique.
Le concile oecuménique que Pie IX annonce en 1867, à l’occasion du 18e
centenaire du martyr des apôtres Pierre et Paul, est la première assemblée
générale du catholicisme depuis le Concile de Trente, tenu plus de trois
siècles auparavant.
Comme en 1545, après le séisme de la Réforme, l’Eglise catholique se
trouve dans une phase défensive. En 1864, le pape Pie IX avait dressé dans
le ’Syllabus’ un catalogue de 80 des principales ’erreurs de notre temps’.
Il y condamnait notamment le rationalisme absolu, le libéralisme, le communisme et le socialisme. Cette enclyclique suscita de vifs remous tant à
l’extérieur du monde catholique qu’en son sein, en France, en Allemagne et
en Suisse en particulier.
Ce Concile devait être la manifestation de la vérité catholique, et permettre une rédifinition de la discipline écclésiale qui n’avait plus été
revue depuis le Concile de Trente.
Le dogme de l’infaillibilité pontificale ne figurait pas à l’ordre du
jour, mais dès les premières séances, la majorité ultramontaine conservattrice obtint de Pie IX qu’il y soit inscrit. Le débat s’engagea dans un
climat tendu. La veille du vote, 55 évêques irréductiblement opposés quittèrent le Concile. La Constitution conciliaire «pastor aeternus», qui définit l’infaillibilité pontificale, est votée le 18 juillet 1870.
Le Concile n’avait encore réalisé qu’une minime partie de son programme
lorsqu’éclata la guerre franco-allemande de 1870. Les travaux furent stoppés. Après la prise de Rome par le roi Victor-Emmanuel, Pie IX les suspendra sine die. Il faudra attendre presque 100 ans pour voir compléter
par le Concile Vatican II les travaux de Vatican I. (apic/cic/theo/mp)
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