Organisé à huis clos par l’Académie pontificale des sciences, ce colloque verra entre autres la participation du cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral. Les participants doivent également rencontrer le pape lors d’une audience.
La liste précise des participants n’a pas été officiellement révélée. Mais selon l’hebdomadaire catholique anglais The Tablet, y seront notamment présents les dirigeants de British Petroleum (BP), d’Exxon Mobil, ainsi que du plus grand fonds d’investissement au monde, BlackRock.
Le titre de ce sommet, ›Transition énergétique pour notre maison commune’, fait référence à un chapitre de l’encyclique Laudato si’ (2015) du pape François. La rencontre débutera 10 jours avant le troisième anniversaire de la publication de l’encyclique. Cette dernière fera également l’objet d’un grand colloque international au Vatican, les 5 et 6 juillet.
Dans ce document, le pontife qualifie le changement climatique de «problème global aux conséquences graves» et comme l’un des «principaux défis auxquels l’humanité doit faire face». Le paragraphe 165 de cette encyclique, en particulier, stipule que »la technologie reposant sur les combustibles fossiles très polluants – surtout le charbon, mais aussi le pétrole et, dans une moindre mesure, le gaz – a besoin d’être remplacée, progressivement et sans retard».
Le pape a ainsi fait de la lutte contre le réchauffement climatique un des axes de son pontificat, en soutenant notamment l’accord de Paris sur le climat, établi par la conférence des Nations unies COP21 en 2015. L»«²objectif est de limiter le réchauffement mondial entre 1,5°C et 2°C d’ici à 2100. (cath.ch/imedia/ah/mp)
Maurice Page
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