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Fribourg: Séance plénière de l’Assemblée ecclésiastique provisoire (061194)
Manifestation de confiance en l’Autorité diocésaine
Fribourg, 6novembre(APIC/Bernard Bovigny) Par un vote indicatif, l’Assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de Fribourg (AECP),
réunie samedi en séance plénière à Regina Mundi, a accepté de confier au
vicariat épiscopal la question du statut des agents pastoraux oeuvrant au
niveau supraparoissial. Une solution proposée par la Commission IV et qui
était appuyée par le chanoine Jacques Banderet, vicaire épiscopal.
Dans la foulée, les membres de l’AECP ont opté pour le principe d’une
enveloppe budgétaire confiée à l’Autorité diocésaine par les délégués de la
future Corporation ecclésiastique cantonale. Ainsi, ces derniers ne seront
pas appelés à se prononcer sur la légitimité de tel ou tel poste pastoral
supraparoissial mis au budget; ils n’auront que la possibilité d’approuver
ou de refuser le montant total soumis au vote. Ces décisions doivent encore
passer la rampe lors de l’adoption du Statut.
Le rapport de la Commission IV (« Emplois pastoraux »), présidée par Raphaël Barras, a mis en évidence une carence du système actuel de l’Eglise
fribourgeoise. Les prêtres et les laïcs francophones oeuvrant au niveau
cantonal dépendent aujourd’hui de deux instances: l’autorité diocésaine,
représentée par le vicariat épiscopal, comme employeur, et l’Administration
des tâches supraparoissiales, organe émanent des paroisses, pour l’approbation des postes et la gestion des salaires.
Cette situation de pouvoir bicéphale est jugée insatisfaisante par la
Commission IV, car elle laisse trop peu de liberté de mouvement à l’autorité diocésaine. La Commission propose donc de confier au vicariat épiscopal
toutes les questions relatives à la gestion et au statut des agents pastoraux oeuvrant au niveau supraparoissial, à l’exception de la question du
financement et de la fixation de la rémunération des emplois pastoraux, qui
fera l’objet d’une convention à passer entre l’Autorité diocésaine et la
Corporation ecclésiastique cantonale.
Un seul employeur
Certains délégués reprochent à cette solution de charger l’Autorité diocésaine avec des questions administratives, et de nécessiter la mise en
place d’une administration du personnel auprès du vicariat épiscopal. « La
situation actuelle fonctionne bien, alors pourquoi la changer? Et ce n’est
pas à l’Autorité diocésaine de s’occuper des questions matérielles », estime
Michel Monney, rejoint dans ses conclusions par Marie-Anne Heimo, August
Oberson, Moritz Boschung et le curé Arthur Oberson, lequel craint que ce
centralisme agisse au détriment de la dynamisation de la pastorale.
« La situation actuelle est insatisfaisante; si cette solution est adoptée, les agents pastoraux ne seront plus assis entre deux chaises », affirme
pour sa part Monique Castella. Cet avis est partagé par Christine HeckelDroux, elle-même agente pastorale, qui préfère dépendre d’un seul employeur. Béat Renz, Hubert Niclasse et Marie-Josèphe a Marca se sont également exprimés en faveur de cette nouvelle proposition.
Le chanoine Banderet a estimé que les thèses de la Commission IV contribueront à bâtir l’Eglise de l’an 2’000, car elles permettront aux instances
ecclésiales de prendre des options pastorales avec plus de liberté. Au
vote, les délégués ont accepté par 50 voix contre 12 le principe de confier
au vicariat épiscopal les questions relatives au statut des agents
pastoraux (prêtres et laïcs) travaillant pour l’Eglise au niveau cantonal.
Principe de l’enveloppe budgétaire adopté
Le principe de l’enveloppe budgétaire détaillée confiée à l’autorité
diocésaine a également été approuvé par une confortable majorité: 48 contre
17. Si cette décision passe la rampe lors de l’approbation du Statut, les
délégués de la Corporation ecclésiastique cantonale ne pourront pas contester les options prises par le vicariat épiscopal, sauf à refuser le budget
en bloc. Des délégués comme Jacques Berset et Willy Neuhaus ont tenté en
vain de faire valoir que le vote par rubrique – tel qu’il se pratique au
niveau paroissial, communal ou cantonal – permet davantage un débat démocratique fructueux, donnant ainsi une plus grande légitimité et garantissant une plus grande acceptabilité des décisions prises.
Mais la future Corporation cantonale conservera néanmoins des gardefous: ainsi, toutes les rubriques du budget – qui seront d’abord négociées
avec le comité de la Corporation cantonale – seront détaillées et les montants y relatifs précisés, et d’autre part les délégués voteront tout de
même sur le montant global.
Par ailleurs, la discussion qui s’engagera à la lecture des différentes
rubriques permettra au vicariat épiscopal de vérifier si ses options ont
l’heur de plaire aux représentants des paroisses et mouvements. En cas de
refus du budget, le vicariat devra tenir compte des voeux de l’assemblée et
définir éventuellement des priorités en cas d’impasse budgétaire. « Et que
se passera-t-il si le vicariat épiscopal et la Corporation cantonale n’arrivent pas à s’entendre ? Qui décidera ? », s’est demandé Jean-Marie Dévaud.
« Ceux qui ont l’argent… », a répondu, de façon réaliste, Isabelle Chassot,
vice-présidente de la Commission IV. (apic/bb/ka/gs/be)
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