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apic/Suisse/ Conservateur catholique

Flueli-Ranft: 1er congrès du parti Conservateur catholique (121294)

Préserver les valeurs chrétiennes traditionnelles

Flueli-Ranft, 12décembre(APIC) Quelque 70 personnes ont pris part au 1er

congrès du parti Conservateur catholique tenu samedi au Flueli-Ranft. Lukas

Brühwiler-Frésey, juriste d’Amriswil, en Thurgovie, âgé de 46 ans, a été

élu à la présidence de ce nouveau parti qui se réclame de la tradition et

de l’enseignement social de l’Eglise catholique. Le président, qui entend

se présenter aux élections nationales de l’automne prochain, place son parti dans l’aile droite modérée. Il s’est clairement démarquer de la droite

extrémiste.

Après la messe d’ouverture, célébrée selon le rite de saint Pie V, le

congrès a adopté un programme dans lequel l’approfondissement de l’amour de

Dieu et du prochain sont définis comme les motifs les plus nobles d’engagement. Le parti qui compterait une centaine de membres dans l’ensemble de la

Suisse entend promouvoir une société basée sur les valeurs fondamentales

chrétiennes: la prière, la modestie, la prudence, l’économie, la miséricorde et une meilleure utilisation des dernières conquêtes de la science. Le

principe du subsidiarité et les structures démocratiques doivent être développés.

La promotion de la famille traditionnelle et le respect «d’une vie sexuelle naturelle dans le mariage», sans moyen artificiel de contraception, ni

avortement, figurent également dans les revendications du nouveau parti.

Autres sujets qui tiennent à coeur aux participants: l’éducation chrétienne

de la jeunesse, la lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies, la

sanctification du dimanche, le refus de la violence. Aux médias, les conservateurs demandent d’assurer la vérité de leur travail journalistique.

Sur le plan économique, la décentralisation des services et des flux de

marchandises doit permettre de revitaliser les régions, de combattre le

chômage, de protéger l’agriculture et de soutenir les petites et moyennes

entreprises.

Fonder un nouveau parti ne demande pas de courage particulier, a relevé

le président-fondateur, mais créer un parti conservateur catholique en demande parce qu’il faut s’engager contre de nombreux tabous de la société

moderne. Pour lui, être conservateur n’est pas une attitude passive, mais

combative et constructive. «Au sein du parti démocrate chrétien, il manque

aujourd’hui la spiritualité d’une politique chrétienne qui s’oriente clairement sur la prière», souligne Lukas Brühwiler, qui a été lui-même président de section au sein du PDC. Il ne s’agit pas seulement de prendre en

compte les nouvelles réalités, par exemple les nouvelles formes de vie familiale, mais aussi de préserver l’esprit chrétien, même si on sait qu’un

véritable parti chrétien ne pourra jamais convaincre plus de 15% des électeurs.

Du côté du PDC Suisse, Raymond Lorétan, son secrétaire général entend

rester en dialogue avec le nouveau parti conservateur. Ce secteur du paysage politique chrétien doit être pris au sérieux, dit-il. «Pour le PDC, il

n’y a cependant pas de raisons de s’inquiéter». (apic/gbr/mp)

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