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Rome: Le pape invite les médecins à un «apostolat» pour la vie (091294)
«Une certaine objection de conscience»
Rome, 9décembre(APIC) Le pape a reçu vendredi l’association des médecins
catholiques italiens, qu’il a invité à un «apostolat» pour la vie dans le
cadre de la «nouvelle évangélisation» et à persévérer dans «la fidélité aux
directives du magistère».
Etre médecin catholique, a dit le pape, «c’est se sentir comme un travailleur de la santé qui reçoit de sa foi et de la communion avec l’Eglise
un stimulant pour mûrir sa propre formation chrétienne et professionnelle,
pour stimuler le don de soi et pour nourrir le besoin de pénétrer et de
connaître les lois de la nature pour mieux servir la vie selon les indications précieuses de l’encyclique ’Humanae Vitae’».
L’Eglise a donné des directives claires en ce qui concerne l’attitude
des médecins catholiques. Celui qui se dit catholique et qui veut
appartenir à une association reconnue par l’autorité ecclésiastique doit
accepter une norme statutaire qui comprend la pleine et constante adhésion
aux principes du magistère de l’Eglise, notamment en matière de bioéthique,
a ajouté le pape.
A ce sujet, Jean-Paul II considère qu’il n’y a aucun conflit entre la
science et la foi dans le champ de la recherche et de la pratique médicale
relatives aux défis de la bioéthique, mais plutôt une rencontre féconde,
déterminée par la finalité commune de célébrer la vie qui est, dans
l’homme, un don de Dieu.
C’est pourquoi le pape invite les médecins à «un apostolat au service de
la vie» dans le cadre de la «nouvelle évangélisation». Jean-Paul II est
conscient des sacrifices que cela implique. Ceux-ci, «qui peuvent aller
jusqu’à l’héroïsme en certaines circonstances», précise-t-il, «sont imposés
par le service de la vérité, qui oblige à une certaine objection de
conscience». Cette nécessité du témoignage des médecins et des chercheurs
est «particulièrement urgente aujourd’hui».
Jean Paul II a dit se sentir chez lui, «en famille», parmi les médecins,
car «parmi les nombreuses grâces que le Seigneur a voulu me donner pendant
mon pontificat figure celle d’un rapport particulier avec les médecins dont
j’ai eu l’opportunité de connaître directement la grande compétence
professionnelle, la profonde humanité, l’esprit de sacrifice et de don de
soi». (apic/cip/eb)
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