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Rome: quatre béatifications à la basilique Saint-Pierre (290195)
Le pape rappelle le chemin de sainteté des nouveaux bienheureux
Rome, 29janvier(APIC) Jean Paul II a procédé dimanche à la basilique
Saint-Pierre à la béatification d’un évêque mexicain, d’une religieuse espagnole, d’un franciscain et d’un passionniste italiens. Il a tenu aussi à
rappeler les béatifications célébrées durant son dernier voyage en Australie, Nouvelle Guinée et Sri-Lanka, puisque «la fontaine de la sainteté atteint tous les siècles, tous les peuples et toutes les générations».
Dès le début de la cérémonie, la présentation des nouveaux bienheureux
est saluée chaleureusement, voire bruyamment par les pèlerins venus du Mexique, d’Espagne et d’Italie et dont les cars encombrent les alentours de
la basilique Saint-Pierre.
Après avoir évoqué dans son homélie la vocation de Jérémie, le pape a
dit un mot sur la vie de chaque bienheureux. L’évêque mexicain Rafael Guizar Valencia (1878-1938), 5e évêque de Veracruz est entré d’un pas ferme
sur le chemin de la charité. Il exerça son apostolat de prêtre et d’évêque
en étant presque toujours persécuté ou affrontant des situations dangereuses. Il n’eut pas de domicile fixe durant de nombreuses années et il répétait volontiers: «Je donnerais ma vie pour le salut des âmes». L’enseignement du catéchisme et les missions populaires furent les pôles principaux
de son apostolat. Ainsi son Méxique natal, les Etats-Unis, le Guatémala et
Cuba bénéficièrent de son zèle pastoral. Le pape voit en lui un modèle à
suivre et un intercesseur pour la nouvelle évangélisation.
Passant de la langue l’espagnole à l’italien, Jean Paul II présenta ensuite le bienheureux Modestino de Jésus et Marie (1802-1854), prêtre franciscain qui fut un témoin de la miséricorde de Dieu et artisan d’espérance
en Italie méridionale dans la première moitié du siècle passé. «Ayant vécu
dans une société marquée par la marginalisation et la souffrance morale, le
Père Modestino sut partager les attentes et les angoisses des plus faibles
en répondant au profond besoin de Dieu présent dans des frères assoiffés de
justice et d’amour. Il fut ministre de réconcilation surtout à travers la
célébration assidue et patiente du sacrement de la réconciliation. Authentique «frère universel», il n’hésita pas à s’exposer au péril de la mort et
à assister les frères frappés par une épidémie de choléra dont il mourut,
«victime de charité».
Selon le pape, la Mère Genoveva Torres Morales (1870-1956), fondatrice à
Valencia, en Espagne, de la Congrégation des soeurs du «Sacré-Coeur de Jésus et des Saints-Anges» a bien illustré la vie de Jérémie quand le prophète reçoit de Dieu une force spéciale. Amputée d’une jambe dans sa jeunesse,
elle fut obligée de marcher en s’appuyant sur des béquilles, mais ceci «ne
l’empêcha pas de discerner et d’accomplir d’un pas ferme la volonté du
Seigneur». Elle répétait souvent: «L’amour vainc tout» . Elle dédia sa vie
au service des femmes âgées en prenant soin d’elles spirituellement et matériellement, étant auprès d’elles ’un ange de la solitude’.
Enfin Jean Paul II mit en évidence les vertus du jeune passioniste italien Ferdinando Santamaria (1883-1902), mort à l’âge de dix-neuf ans qui
aimait à répéter: «Je pense sans cesse à Jésus montant au Calvaire et à sa
Mère qui marchait auprès du Seigneur. Je veux suivre leurs souffrances».
Selon ses biographes, il se montrait joyeux même dans les humiliations,
dans les contrariétés et les difficultés des études. Le bienheureux de Grimoaldo de la Purification, note encore le pape, «accomplissait tout avec
une intensité d’amour extraordinaire et croissante». (apic/jmg/ba)
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