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Genève: Les Eglises de la KEK exhortées à promouvoir la paix (230195)
dans un esprit de compromis et d’ouverture en ex-Yougoslavie
Genève, 23janvier(APIC) Les membres du Comité exécutif de la Conférence
des Eglises européennes (KEK), à l’issue de leur réunion tenue à Gran en
Norvège, déclarent qu’il « est immoral et criminel de faire obstruction à
l’aide humanitaire » en Bosnie-Herzégovine. Ils demandent en outre plus de
tolérance entre les Eglises, à l’heure où l’on s’efforce de trouver les
moyens de régler le conflit dans l’ancienne Yougoslavie.
Les Eglises européennes critiquent vigoureusement le « totalitarisme
idéologique et la purification ethnique », en ajoutant: « C’est une injustice
que de refuser à quelque groupe que ce soit, majoritaire ou minoritaire,
son droit à l’identité et à l’expression culturelles. C’est une abomination
que d’imposer une uniformité ».
Dans une lettre adressée aux 118 Eglises membres de l’organisation, la
KEK se félicite cependant de l’annonce du cessez-le-feu en ex-Yougoslavie
et exhorte les Eglises à promouvoir la paix dans un esprit de compromis et
d’ouverture.
Le secrétaire général de la KEK, Jean Fischer, estime que « le moment
n’est pas venu de nous montrer pharisaïques. Nous devons appeler toutes les
Eglises à rétablir partout la paix. Le cessez-le-feu est une occasion à ne
pas manquer, même s’il est fragile ».
Jean Fischer s’est déclaré profondément déçu des commentaires publics,
repris par les médias, concernant l’échange de critiques entre des responsables de l’Eglise orthodoxe serbe et de l’Eglise catholique romaine.
Souhait d’un dialogue face à face
« Nous pensons certainement que la façon pour les Eglises de faire progresser leur dialogue n’est pas de le faire par de telles déclarations publiques », a-t-il dit. Il faut établir un dialogue face à face. C’est de
cette façon que la communauté oecuménique devrait fonctionner. « Si j’ai
quelque chose contre mon frère ou ma soeur, j’irai les voir et je n’irai
pas d’abord en parler aux médias », a souligné Jean Fischer. « C’est ce que
nous voulons transmettre aux Eglises membres dans notre lettre, afin qu’elles puissent apprendre comment faciliter et non pas freiner les choses ».
Cette lettre fait suite à des nouvelles faisant état de tensions entre
certaines Eglises européennes. Certaines ont critiqué l’attitude de l’Eglise orthodoxe serbe à propos du conflit en Bosnie, attitude jugée trop bienveillante à l’égard de la cause serbe.
La KEK a déjà mené, conjointement avec des évêques catholiques romains,
des négociations de haut niveau avec des responsables d’Eglises de l’exYougoslavie en vue de promouvoir la paix. Jean Fischer a rappelé les condamnations de l’obstruction de l’acheminement de l’aide en Bosnie. « On ne
gagne pas une guerre en affamant les civils », a-t-il fait remarquer.
L’Eglise catholique entre au Conseil oecuménique des Eglises d’Autriche
Le secrétaire général de la KEK a encore précisé que la KEK se félicitait de l’admission de l’Eglise catholique romaine au sein du Conseil oecuménique des Eglises d’Autriche. L’Eglise catholique romaine d’Autriche a
été accueillie en tant que membre du Conseil lors d’une cérémonie qui a eu
lieu à Vienne le dimanche 22 janvier. Le Conseil compte déjà les Eglises
protestantes, orthodoxes et vieilles-catholiques d’Autriche parmi ses membres. « Il est aussi important, a ajouté Jean Fischer, que l’Eglise majoritaire – dans ce cas les catholiques romains – n’ait pas réclamé de privilèges ni la formation d’un nouvel organisme ». (apic/eni/ba)
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