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Soleure: A cause du manque de prêtres, des paroisses catholiques (100195)
décident de ne plus célébrer d’eucharistie lors des enterrements
Soleure, 10janvier(APIC) Il ne va plus de soi aujourd’hui en Suisse
qu’une messe soit célébrée lors de l’enterrement d’une personne catholique.
Cause de cet état de fait: le manque de prêtres. C’est ainsi que dans le
décanat de Soleure, plusieurs paroisses n’assurent plus la traditionnelle
«messe de requiem» aux défunts catholiques. Enquête dans les paroisses de
Kriegstetten et Selzach.
Interrogé par l’agence APIC, le curé Markus Urs Thürig qui dirige la paroisse de Kriegstetten en collaboration avec Marlis Wyss-Egger, assistante
pastorale, précise que la décision de ne plus célébrer l’eucharisie lors
des enterrements a été prise à la suite de réflexions et de discussions
dans le décanat dans le courant de 1993. Cette décision a été publiée dans
le bulletin paroissial de janvier 1994. La paroisse, lors d’une soirée explicative sur le nouveau règlement, a annoncé que «l’enterrement sans eucharistie serait désormais la règle générale, comme cela est d’ailleurs
permis officiellement de cas en cas dans le rituel».
Les raisons d’une décision
A Kriegstetten, la coutume existait déjà de célébrer le vendredi soir
une messe pour les défunts. Aujourd’hui cette eucharistie est prévue chaque
fois qu’il y a un défunt dans la paroisse. «La différence essentielle se
trouve dans le fait que «désormais l’enterrement et la messe n’ont pas lieu
le même jour», ajoute le curé Thürig. Qui souligne d’ailleurs que dans de
nombreuses autres paroisses, à cause du manque de prêtres, certains enterrements se font déjà sans messe. Parce que cette double possibilité n’est
pas toujours bien acceptée et pour éviter de privilégier certains, on a
donc décidé, dans tous les cas, de ne pas célébrer de messe le jour de
l’enterrement. Une solution qui est aussi pratiquée dans la paroisse de
Selzach.
Depuis l’introduction de cette décision, nous n’avons rencontré des problèmes qu’à deux occasions, relève le curé Thürig. La première date d’octobre dernier. En l’absence des responsables paroissiaux, la parenté d’un défunt ne s’était pas adressée au capucin responsable de la présidence des
obsèques religieuses, en cas d’absence du curé. Elle avait demandé à un
prêtre parent de célébrer la messe. Selon le curé Thürig, ce manquement à
la règle a été signalé dans la feuille paroissiale. Un fait qui a été
vivement critiqué dans l’édition du 8 janvier de la «Schweizerische Katholische Wochenzeitung».
Selon les nouvelles directives pastorales du décanat de Soleure, on
devrait faire en sorte que la prière pour les défunts soit prise en compte
lors de la messe dominicale qui suit le décès. Il est recommandé que les
personnes en deuil qui ne sont pas de la paroisse aient la possibilité de
participer à une eucharistie dans leur propre paroisse en faisant mémoire
du défunt. Puisque les funérailles rassemblent des personnes de différentes
convictions religieuses, une seule liturgie de la Parole paraît souvent
plus opportune aujourd’hui. En lui donnant aussi un caractère oecuménique.
La pratique de l’incinération
Les directives pastorales abordent également la question de l’incinération des défunts. Cette pratique ne pose plus de problème théologique actuellement. La crémation peut donc se faire avant la cérémonie d’enterrement et il est possible que l’urne funéraire soit présente dans l’église
lors de la cérémonie des obsèques. (apic/oe/ba)
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