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20e anniversaire de la loi sur l’IVG adoptée en France: (110195)
Déclaration des évêques français, qui réitèrent leur condamnation
tout en souhaitant la correction de la dérive des pratiques
Paris, 11janvier(APIC) Vingt ans après son adoption par le parlement
français, en janvier 1975, la loi sur l’interruption de grossesse (IVG), la
loi Veil, fait à nouveau l’objet d’une vive condamnation de la part du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, Cette date marque
l’anniversaire « d’une législation dramatiquement discutée », écrit le Conseil dans une déclaration publiée mercredi à Paris. Les évêques souhaitent
aujourd’hui une critique lucide des pratiques et une correction de leurs
dérives, ainsi qu’une objection de conscience médicale plus claire.
La loi, qui porte le nom de Simone Veil, l’ancienne ministre de la Santé
sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, autorise depuis lors en
France l’IVG. Pour le Conseil permanent de la Conférence des évêques, cet
« anniversaire doit être l’occasion d’un réveil des consciences: « Aimer la
vie et la défendre en toutes circonstances est pour nous un engagement absolu ».
Pour les évêques, nul ne peut déclarer droit humain ce qui implique un
déni d’humanité. Les dispositions législatives adoptées il y a 20 ans, et
qui dépénalisent dans certaines conditions l’avortement provoqué, ne sauraient être interprétées comme exprimant ou créant un droit. « La mise à
mort d’êtres humains innocents et dans leur plus grande fragilité est et
demeure une blessure mortelle, une blessure physique, morale et spirituelle
de notre humanité. C’est la blessure de femmes, le plus souvent contraintes
à ne voir d’autre issue à leur situation; c’est l’altération de la relation
médicale; c’est une plaie toujours béante dans la famille et dans notre
corps social. La demande d’avortement révèle de tels maux. Sa pratique ne
les guérit pas. Sa libéralisation les amplifie et les camoufle ».
A qui veut ouvrir ses yeux et son coeur, à qui veut approcher ces réalités, ces malheurs apparaissent, estiment les prélats français. « Au-delà des
cris et des griefs, la présence active et discrète de certains aux côtés de
celles qui sont ou ont été touchées par l’avortement, nous lance aujourd’hui le plus pressant, le plus évangélique appel ».
Vingt ans après l’adoption de cette loi, le Conseil souhaite une critique lucide des pratiques et une correction de leurs dérives, une objection
de conscience médicale plus claire, un examen de la timidité des politiques
familiales, un effort éducatif redoublé, un soutien familial et social plus
constant. Et les évêques de conclure: « Dans sa conscience, que chacun, à sa
place et dans ses responsabilités, entende cette question fondamentale,
voix de Dieu en lui: ’Qu’as-tu fait de ta soeur en peine? Qu’as-tu fait de
son enfant, de ton enfant?’ » (apic/com/pr)
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