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apic/Sant’Egidio/Initiative pour la paix en Algérie

Algérie: Nouvelle rencontre de dialogue à Rome sous (090195)

l’égide de la communauté catholique de Sant’Egidio

L’archevêque d’Alger contre la participation du FIS

Rome, 9janvier(APIC) Dans le but d’ouvrir des chemins pour le dialogue en

Algérie, des représentants de différents partis, associations et mouvements

politiques algériens – dont le FIS, le FLN, le FFS – sont à nouveau réunis

depuis lundi à Rome sous l’égide de la « Communauté de Sant’Egidio », une

communauté laïque catholique du Trastevere, engagée depuis des années pour

la paix et le dialogue interreligieux. Le gouvernement algérien a une nouvelle fois décliné l’invitation.

Divers représentants de l’opposition algérienne s’étaient déjà rencontrés dans ce même cadre du 21 au 22 novembre dernier, suscitant de vives

critiques du gouvernement algérien. De son côté, Mgr Henri Teissier, archevêque d’Alger, a déploré l’invitation faite au FIS, parce que l’organisation islamiste propage la violence.

Dans une interview accordée à la revue catholique italienne « Famiglia

Cristiana », Mgr Henri Teissier a relevé que la société algérienne est sous

la pression permanente de groupes terroristes et que ces derniers « ont assassiné beaucoup de nos amis musulmans – intellectuels, journalistes, médecins – avec lesquels nous collaborons pour un plus grand respect des droits

fondamentaux de l’homme ».

Le président de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme Abdenour Ali

Yahia, le secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN) Abdelhamid Mehri, le secrétaire du Front des Forces Socialistes (FFS) Hocine Aït

Ahmed, l’ex-président Ben Bella et Anwar Haddam, du Front Islamique du Salut (FIS) sont quant à eux arrivés à Rome pour un premier échange d’information sur la situation en Algérie depuis l’escalade dramatique du conflit

ces dernières semaines.

Après le spectaculaire détournement de l’avion d’Air-France et le sauvage assassinat de quatre Pères blancs à Tizi-Ouzou, les représentants de

premier plan des principales forces politiques algériennes sont à nouveau

réunis à Rome pour trouver des solutions au conflit. L’initiative de favoriser un nouveau tour de table, à cette heure encore informel, a été prise

une nouvelle fois par la « Communauté de Sant’Egidio », précisément suite à

l’aggravation de la situation et en réponse à la nécessité, soulignée par

plusieurs parties, de trouver au plus vite une voie pour mettre fin à la

guerre civile qui ravage le pays.

Les nouvelles rencontres de Rome, dans l’esprit du « Communiqué final »

approuvé par les représentants des forces sociales et politiques réunies à

Rome pour le « premier Colloque sur l’Algérie » tenu les 21 et 22 novembre,

ne représentent, évidemment, aucune ingérence étrangère dans les affaires

internes algériennes, précise-t-on à Sant’Egidio. Il s’agit plutôt d’une

réponse à la requête de beaucoup de leaders algériens à la Communauté de

Sant’Egidio de se faire « promotrice d’un canal d’information continue, qui

rende compte de la complexité de la crise algérienne de manière à dépasser

tout simplisme et manichéisme, et d’offrir l’espace et l’occasion d’autres

colloques ».

Rappelons qu’un premier colloque sur l’Algérie s’est tenu dans les locaux de la Communauté de Sant’Egidio à Rome en novembre dernier, avec la

participation de responsables des partis et mouvements comme le Front de

Libération Nationale (FLN), le Front des Forces Socialistes (FFS), le Mouvement de la Société Islamique (Hamas), le Parti du Renouveau Algérien

(PRA), Algérie Islamique Contemporaine (AIC), le Mouvement pour la Démocratie en Algérie (MDA), le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie

(RCD), le Parti des Travailleurs, le Front Islamique du Salut (FIS), l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), la Ligue des Droits de

l’Homme…

Pas de véritables négociations de paix, mais des pourparlers informels

Il ne s’agissait pas de véritables négociations de paix, mais de pourparlers informels, permettant aux parties en présences d’éclairer leur

point de vue, pour contribuer à lancer le processus de paix. Le gouvernement et les militaires avaient pour leur part refusé de prendre part au

colloque. (apic/cic/cip/be)

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