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Rome: ouverture de la 34e Congrégation générale des jésuites (050195)

Nouvelle évangélisation et unité des chrétiens:

deux terrains sur lesquels doivent s’engager les jésuites, souhaite le pape

Rome, 5janvier(APIC) La nouvelle évangélisation et l’unité des chrétiens

sont les terrains sur lesquels les jésuites doivent s’engager en première

ligne, a déclaré jeudi le pape Jean Paul II aux 223 délégués de la 34e

Congrégation générale de la Compagnie de Jésus, qui s’est ouverte jeudi à

Rome. Cette congrégation se clôturera le 25 mars. Quant au préposé général

de la Compagnie, le Père Peter-Hans Kolvenbach, il a réaffirmé la fidélité

de la Compagnie au magistère de l’Eglise et au pape.

Les travaux des délégués ont été inaugurés par une messe présidée par le

cardinal Martinez Somalo, préfet de la Congrégation pour les Instituts de

vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique. Le pape a ensuite reçu

les participants. Son discours répondait aux propos tenus en introduction

de séance par le préposé général de la Compagnie, le Père Peter-Hans Kolvenbach.

Le «pape noir», surnom communément donné au supérieur des jésuites, a

situé d’emblée l’attitude dans laquelle les délégués qui représentent les

23’179 jésuites de par le monde, abordent cette réunion. Il a ainsi réaffirmé la fidélité de la Compagnie au magistère de l’Eglise et au pape: «En

suivant de nouveaux chemins et les gestes d’Ignace et de ses premiers compagnons, la Congrégation générale 34 se présente aujourd’hui au Vicaire du

Christ sur la terre pour recevoir ses directives».

De son côté, Jean Paul II a constaté «la volonté des jésuites de souligner, dès le début des travaux, le charisme singulier d’adhésion au successeur de Pierre qui caractérise la Compagnie, selon son fondateur Ignace».

Le pape a ensuite souligné l’importance de cette réunion. A deux titres:

elle est essentiellement consacrée à discerner la contribution spécifique

que la Compagnie est appelée à offrir à la nouvelle évangélisation au seuil

du troisième millénaire; elle permettra la mise à jour de l’organisation

ainsi que la législation interne de la Compagnie.

Fidélité au charisme

Jean Paul II s’est ensuite penché sur le charisme des jésuites auquel

ils doivent «une fidélité amoureuse»: les fils de saint Ignace ne peuvent

rien accomplir au détriment de leur identité fondamentale, que le pape décrit ainsi: la vie religieuse, l’apostolat, l’engagement dans le monde de

la culture et du social, la sollicitude pour les pauvres. Pour le pape, ne

pas metttre en évidence le primat de la spiritualité et de la prière serait

«trahir» le don que les jésuites ont reçu pour l’Eglise et pour le monde.

Ces considérations posées, le premier chantier sur lequel le pape appelle les jésuites à oeuvrer est celui de la nouvelle évangélisation dans la

perspective du IIIe millénaire. Un terrain connu par eux, selon Jean Paul

II, puisqu’ils ont actualisé à toutes les époques et dans toutes les parties du monde le devoir missionnaire de l’Eglise.

Après avoir évoqué les difficultés de trouver un équilibre entre les

exigences de l’inculturation, de l’Evangile et l’unité du message qu’il

contient, comme aussi les circonstances de types politiques sociologiques

et religieuses, qui risquent de compromettre, à la racine, la présence et

les activités évangélisatrices des jésuites dans de nombreux paxs, le pape

a invité les participants à s’investir en faveur de la pleine communion entre tous les chrétiens.

Docilité au Magistère

Sur ce dernier point, l’harmonie ecclésiale, le pape lance un appel tout

particulier: «Vous devez partager docilement, dans les lieux où vous exercez votre service, les préoccupations des pasteurs dans leur magistère».

Jean-Paul II souhaite que les jésuites, sans rien perdre de leur charisme

pour le service de l’Eglise universelle, puissent «vaincre toute tentation

de fermeture, de provincialisme ou de régionalisme qui pourrait mettre en

péril l’existence même des oeuvres de dimension internationale».

Cette attitude, qu’il qualifie de «docile», Jean-Paul II l’attend également des jésuites dans le domaine de la recherche théologique, le troisième

champ de manoeuvre que le pape leur indique. Les invitant à développer une

syntonie docile avec les indications du Magistère.

le pape engage enfin les membres de la Compagnie à un travail intérieur:

il est évident, observe-t-il, que l’on ne peut avoir l’ambition de soigner

les blessures et les divisions du monde sans se poser soi-même, et totalement, au service de la communion dans l’Eglise. Cette orientation, a conclu

le pape, implique que la Compagnie soit fortement engagée dans le social et

dans le service du prochain. «Comment pourrait-il en être autrement?»

s’est-il demandé, en ajoutant aussitôt: «Une telle dimension ne devra jamais être coupée d’un service global à la mission évangélisatrice de

l’Eglise, qui se charge du salut de tous les hommes et de tout l’homme».

(apic/jmg/pr)

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