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apic/Belgique/CEPO/Copenhague

Belgique: La Commission d’Etude et de Pastorale Ouvrière: (210295)

le Sommet de Copenhague doit dénoncer les mécanismes pervers

Bruxelles, 21février(APIC/CIP) Le sommet mondial pour le Développement

social, organisé par l’ONU à Copenhague du 6 au 12 mars, ne pourra se

contenter de préconiser de « simples correctifs », il devra « mettre en

évidence les causes et mener une critique fondamentale de la société

actuelle façonnée par le néolibéralisme », estime la Commission d’Etude et

de Pastorale Ouvrière (CEPO) de Belgique.

La commission dénonce « une économie de marché où prévaut le profit à

court terme ; le mythe de la croissance économique comme remède miracle,

sans mécanismes redistributifs de cette croissance; la compétitivité en

tant que règle inéluctable sans tenir compte de la contrepartie inhumaine

que constitue l’exclusion de centaines de millions de personnes à travers

le monde ; la spéculation financière, les stratégies des multinationales,

qui réduisent comme peau de chagrin le rôle des Etats et minent les bases

d’une vraie démocratie ».

Partager le travail… et les revenus

Le Sommet devra accorder une attention prioritaire au développement de

l’emploi, qui, dans les sociétés industrielles, est non seulement

indispensable comme source de revenus, mais aussi comme moyen essentiel de

participation dans la société.

Pour réaliser cet objectif, la CEPO préconise une réduction

significative du temps de travail, une répartition structurelle de

l’emploi, et donc une nouvelle répartition de l’ensemble des revenus

produits dans la société, qu’ils proviennent du travail ou des capitaux.

Pour une régulation effective de l’économie mondiale

Au plan mondial, les Etats doivent s’engager à faire appliquer les

conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Pour la

CEPO, il s’agira de se prononcer en faveur des clauses sociales dans les

contrats commerciaux et les accords de coopération. Celles-ci ne doivent

pas ouvrir la voie à des mesures protectionnistes en faveur des pays du

Nord, mais favoriser le développement du respect de tous les droits de

l’homme et notamment l’exercice des droits syndicaux fondamentaux.

Les Etats doivent s’engager à trouver une solution à la crise de

l’endettement des pays du Tiers-Monde, ajoute la CEPO, qui invite les pays

industrialisés à respecter l’engagement fixé d’un commun accord à l’ONU de

consacrer 0,7 % de leur produit national brut à l’aide aux pays en voie de

développement.

Enfin, pour la CEPO, il n’y a pas de développement possible sans la

participation des populations. (apic/cip/eb)

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