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Rome: Jean Paul II reçoit les évêques du Sud du Brésil (170295)
« Quand la famille est malade, c’est toute la société qui est malade
Rome, 17février(APIC) Le pape Jean Paul II a une nouvelle fois dénoncé
vendredi devant un groupe d’évêques brésiliens les « thèses pseudo-scientifiques du néo-malthusianisme », répandues dans une opinion publique mal
orientée, qui mettent en garde contre les conséquences catastrophiques
d’une imminente « explosion démographique ». Le Souverain pontife, faisant
allusion à l’Année de la Famille qui vient de s’écouler, a relevé que les
maladies de la société sont le reflet des maladies de la famille.
Recevant au Vatican, pour leur traditionnelle visite « ad limina », un
premier groupe d’évêques du Brésil, Jean Paul II a opposé une « civilisation
de la vie » à la « culture de la mort » qui engendre l’euthanasie et l’avortement légalisés, sans parler de l’extermination des enfants de la rue.
Emmenés par le président de la Région méridionale II du Brésil, Mgr Pedro Antonio Marchetti Fedalto, archevêque de Curitiba, dans le Parana, les
évêques brésiliens ont été encouragés par Jean Paul II à « promouvoir une
mentalité en faveur de la vie », à offrir les moyens « pour que l’on puisse
vivre de façon chrétienne une paternité responsable » et à toujours faciliter « la transmission claire de la doctrine de l’Eglise sur la natalité ». Le
pape les a également incités, à l’exemple du Bon Pasteur, à chercher des
voies pour une pastorale s’adressant aux couples en situation irrégulière.
Les évêques brésiliens sont également invités à tout mettre en oeuvre pour
que la famille devienne réellement une véritable « Eglise domestique ».
L’ »extermination injustifiable » des enfants de la rue
Le phénomène des enfants de la rue, qui sont légion au Brésil et qui
sont soumis à une « extermination injustifiable » par des escadrons de la
mort, est pour le pape le révélateur d’un mal plus profond qui atteint la
structure socio-économique et éducative du Brésil, et au-delà, les valeurs
humaines elles-mêmes. Jean Paul II a alors relevé l’engagement pastoral
stimulant de certains diocèses pour accueillir en nombre les enfants abandonnés, dans la plus pure tradition humanitaire et chrétienne du peuple
brésilien.
A propos des menaces qui pèsent sur la famille, le pape a évoqué la mise
en cause de l’indissolubilité du mariage et la multiplication des divorces,
des séparations et des situations irrégulières, l’usage de contraceptifs,
la prolifération de la stérilisation volontaire et de l’avortement. Sans
oublier encore divers autres maux qui affligent la société brésilienne,
comme le phénomène des enfants de la rue, la drogue, le banditisme, la violence et les tueries urbaines, le massacre des enfants délinquants.
Et Jean Paul II, en se demandant quelle est la cause et la racine de
tous ces maux, d’affirmer que les maladies de la société sont le reflet des
maladies de la famille, cellule de base et cellule vitale de la société. Le
futur de l’Eglise au Brésil passe par la famille, qui doit être le point de
convergence de la pastorale de l’Eglise.
La digne vocation de la femme à la maternité
Jean Paul II a encore insisté sur l’égalité radicale entre l’homme et la
femme qui possèdent la même dignité personnelle de fils de Dieu. Mais il a
ensuite déploré le fait qu’ »une sorte de revendication féministe amère »
plane dans l’atmosphère culturelle de certains secteurs sociaux, qui réclame pour la femme des travaux et des fonctions qui en de nombreux cas ne
conviennent pas à sa structure psychologique particulière ni aux desseins
de Dieu. Et d’insister pour que la dignité de la vocation de la femme à la
maternité ne soit pas repoussée hors de la culture brésilienne. (apic/bolbe)
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