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Fribourg: La famille « nucléaire » n’a pas encore dit son dernier mot(140295)
Zoom sur l’Institut de la famille à l’Université de Fribourg
Fribourg, 14février(APIC) La famille « nucléaire » n’a pas encore dit son
dernier mot, même si sur trois mariages, l’un se termine par un divorce.
Pour clore l’Année de la Famille, la revue trimestrielle de la Haute Ecole
fribourgeoise, « Universitas Friburgensis » fait un zoom sur les travaux de
l’Institut de la famille dans un dossier intitulé « Famille(s) en crise? ».
L’Institut de la famille a été fondé l’an dernier à l’Université de
Fribourg.
Assiste-t-on vraiment à la crise de la famille, sujet de polémiques s’il
en est? Oui, bien sûr, mais dans un certain sens, répond le dossier: un
divorce pour trois mariages, un couple sur quatre sans enfants,
multiplication des situations monoparentales ou des naissances hors
mariage, etc. Le phénomène ne concerne pas seulement la famille, mais toute
la vie sociale, dans son évolution et ses dysfonctionnements.
De lourds problèmes ont fait leur apparition, tels que la pauvreté des
familles monoparentales ou la situation des enfants dans les familles
divorcées ou recomposées. Et pourtant la famille dite « nucléaire » n’a pas
dit son dernier mot: fait emblématique, trois divorcés sur quatre se
remarient… et en 1990, 60% des Suisses vivaient dans un ménage avec
enfants, 52 % dans un ménage avec des parents mariés, « seulement » 5,5% dans
un ménage monoparental et 1,4% en concubinage. Alors, crise? Oui et non…
une réponse de Normand qui n’est pas toujours faite pour plaire au regard
scientifique…
Un observatoire de la famille
Depuis 20 ans, l’Université de Fribourg a réalisé une somme considérable
de travaux sur la famille, notamment en droit, en sciences économiques et
sociales, en psychologie ou encore en théologie morale.
Pour éviter le dispersement des études spécialisées et aborder le
phénomène dans toutes les dimensions, l’Institut de recherche et de conseil
dans le domaine de la famille coordonne les travaux des scientifiques dans
ce secteur. Actuellement, il met aussi sur pied un système de documentation
électronique à l’échelle nationale sur les centres privés ou publics de
conseils familiaux. Par téléphone, chacun pourra obtenir des renseignements
et des conseils ciblés et personnalisés sur ces centres.
Conçu comme un observatoire de la famille suisse, cet Institut se veut
donc interactif, par des contacts permanents avec les professionnels du
conseil familial et les familles elles-mêmes.
« Structure d’échanges non-marchands entre les générations »
L’anthropologie (H. Huber), la psycho-sociologie (M. Perrez) et l’ethnologie (C. Giordano) permettent de mieux distinguer, dans l’histoire de la
famille, les constantes des changements. Pour l’économiste (J. Deiss), celle-ci est une « structure d’échanges non-marchands entre les générations »:
malgré sa froideur, la formule a l’avantage de cerner les orientations
d’une politique familiale adéquate et efficace. Après le bilan des travaux
des vingt dernières années, les juristes (B. Schnyder, F. Werro) détectent
quant à eux une transition: celle d’un droit institutionnel vers un droit
contractuel de la famille. C. Ermert et R. Wider font le point sur la médiation familiale, qui s’avère une forme de résolution de plus en plus prisée en Suisse pour les conflits familiaux. Autres thèmes: Le stress et le
couple (G. Bodenmann), la situation des personnes âgées (H.-D. Schneider)
ou l’amitié en famille (T. McGoldrick). La famille est un système complexe
et ouvert, en interaction constante avec la famille économique, sociale et
politique: le rôle de l’Etat nécessite ici une redéfinition, correspondant
à celle des familles (G. Bouverat, L. Meier-Schatz). A leur façon donc, ces
approches scientifiques balisent une politique familiale renouvelée par la
Suisse. (apic/com/eb)
Universitas Friburgensis « Famille(s) en crise? », peut être obtenu à Presse
+ Information, Université de Fribourg Miséricorde, 1700 Fribourg. Tél.
037/29.70.34, Fax 29.97.03.
Version corrigée.
Prière de prendre note que cette deuxième
version annule la première.
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