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apic/Turquie/AI/Droits de l’homme

Turquie: Amnesty International publie un rapport (070295)

accablant sur la violations des droits de l’homme

«Le gouvernement continuant de nier leur existence,

les violations des droits de l’homme se multiplient»

Londres, 7février(APIC) Les forces de sécurité turques commettent chaque

jour des violations des droits de l’homme. Cette situation continuera aussi

longtemps que le gourvernement turc persistera à nier l’existence de telles

pratiques, dénonce Amnesty International (AI) dans un rapport publié

mercredi à Londres

Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, le gouvernement

tente de dissimuler l’ampleur des violations des droits de l’homme,

notamment en fermant des sections locales de l’Association turque des

droits de l’homme. Il a également pris des mesures restreignant la liberté

de la presse d’opposition et limitant les activités des organisations

politiques. Un enquêteur d’AI s’est vu refuser l’entrée dans le pays en

septembre 1994.

Le mouvement mondial fait observer que «la politique du gouvernement

turc consistant à nier l’existence des violations a entraîné une

recrudescence du recours à la torture, des «disparitions» et des exécutions

extrajudiciaires, actes commis en toute impunité parles forces de sécurité

dans tout le pays».

En novembre 1994, à Budapest, l’Union européenne, l’Autriche, la

Finlande et la Suède, lors de la réunion au sommet de l’Organisation sur la

sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont exhorté la Turquie à

autoriser une mission de l’OSCE chargée d’observer la situation des droits

de l’homme dans le pays et de proposer des réformes. Ce que la Turquie a

jusqu’à présent refusé.

Trafic d’arme avec l’occident et torture

AI remarque que des véhicules blindés, des hélicoptères, des avions et

d’autres armes livrés par les Etats occidentaux, sont utilisés lors

d’opérations lancées par les forces de sécurité dans le sud-est de la

Turquie. Selon l’organisation, l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, le

Royaume-Uni et la Russie font partie des pays qui fournissent ce type de

matériel à la Turquie.

La recrudescence des violations des droits de l’homme, imputables aux

forces de sécurité dans le sud-est de la Turquie va de pair avec les actes

commis par des membres du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui

procèdent à des «exécutions» sommaires et tuent des civils au cours d’attaques lancées contre les communautés kurdes soupçonnées de soutenir le gouvernement, souligne AI. Ces exactions n’ont pas cessé bien le PKK se soit

engagé, en décembre 1994, à respecter l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève, qui protège les civils et les prisonniers.

Les opposants politiques présumés ne sont pas les seules victimes

d’actes de torture, des suspects de droit commun ont également subit des

sévices. C’est ainsi qu’en décembre 1994, Abdullah Salman, treize ans, a

été accusé à tort d’avoir dérobé un portefeuille sur son lieu de travail.

Cet adolescent a été maintenu en garde à vue durant trois jours. Les

policiers l’on roué de coups et frappé à coups de pied. Après lui avoir

bandé les yeux, il a également reçu des décharges électriques.

Plus de 50 cas de «disparitions» ont été signalés en 1994. D’autre part,

le climat d’impunité dont bénéficient les soldats déployés dans cette

région s’étend désormais aux policiers et aux autres membres des forces de

sécurité dans tout le pays. (apic/com/eb)

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