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L’encyclique « Evangelium Vitae » et la peine de mort (310395)

Déception de Guy Aurenche, président de la FIACAT

Paris, 31mars(APIC) « Le temps était venu, à l’aube du 2e millénaire, de

dire non à la peine de mort. Dans un monde où agissent tant de forces de

mort, l’espérance commandait d’abolir la peine de mort. Le Saint-Père a

manqué cette occasion. C’est une souffrance pour nous ». C’est en ces termes

que Guy Aurenche, président de la Fédération internationale de l’Action des

chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), réagit à la prise de position de l’encyclique « Evangelium Vitae » sur la peine de mort admise en

dernier ressort, « lorsque la défense de la société ne peut être possible

autrement ».

Guy Aurenche se réjouit cependant « lorsque le pape Jean Paul II inscrit

parmi les signes d’espérance l’aversion toujours plus répandue dans l’opinion publique envers la peine de mort. Ou lorsque l’encyclique affirme

qu’aujourd’hui, à la suite d’une organisation toujours plus efficiente de

l’institution pénale, ces cas sont désormais rares, sinon pratiquement « inexistants ».

Mais alors, après un tel constat, interroge le président de la FIACAT,

pourquoi conserver aux Etats le droit de mise à mort? La peine de mort, judiciairement ordonnée ne peut être justifiée par la légitime défense. Celle

ci suppose que dans le feu d’une aggression, la victime, pour sauver sa

vie, prend le risque de tuer. Ce n’est jamais le cas pour une société, qui

parfois plusieurs années après les faits, juge un criminel emprisonné. La

crainte de la récidive?. Elle relève alors de l’organisation pénitenciaire

quant au maintien en prison où à la réinsertion de certaines personnes. Il

ne s’agit pas d’un problème moral ou théologique.

Enfin Guy Aurenche essaye d’expliquer pourquoi la tradition catholique a

lontemps soutenu la légitimité de la peine de mort. « Une certaine tradition

catholique, qui mêlant pouvoir des hommes et autorité divine, a attribué au

souverain le droit de tuer. Cette position avait été pourtant précédée dans

l’histoire chrétienne par une tradition qui s’opposait totalement à ce que

le sang, même du meurtrier, soit versé , comme en témoigne saint Ambroise,

évêque de Milan au IVe siècle et Docteur de l’Eglise. (apic/com/ba)

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