La pêche, relève le cardinal Turkson, contribue pour 320 milliards de dollars au commerce mondial. Ce marché contribue à l’emploi de près de 820 millions de personnes dans le monde. Et pourtant, accuse-t-il, les quelque 59 millions de pêcheurs sont victimes d’abus physiques et de travail forcé. C’est une «exploitation massive» face à la laquelle «nous ne pouvons pas rester silencieux», affirme le haut prélat.
Selon lui, si des efforts internationaux semblent se mettre en place pour répondre à cette situation, ils ne sont «pas suffisants». Il est donc toujours nécessaire de sensibiliser à la situation des pêcheurs, afin que les agences internationales unissent leurs efforts. Cette action, estime le cardinal ghanéen, devrait être mondiale, régionale, nationale et locale, et impliquer toutes les parties prenantes.
Intervenant à ce colloque, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les Etats, a rappelé l’entrée en vigueur en novembre 2017 de la Convention sur le travail dans la pêche. Si celle-ci vise à empêcher des conditions de travail «inacceptables», a considéré le prélat, «beaucoup reste à faire» pour assurer des conditions dignes. Cela est d’autant plus urgent que dans certains pays le trafic humain et le travail des enfants restent courants. (cath.ch/imedia/xln/rz)
Raphaël Zbinden
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