apic/St-Gall/ nouvel évêque
St-Gall: le nouvel évêque a été élu (280395)
Son nom ne sera connu que dans quelques jours,
après confirmation par le pape Jean Paul II
St-Gall, 28mars(APIC) Le nouvel évêque du diocèse de St-Gall a été élu
mardi après-midi par les 13 chanoines du chapitre cathédral. Le nom de
l’élu ne sera cependant connu que dans quelques jours, le temps pour le pape Jean Paul II de confirmer cette élection. A St-Gall, on estime que cette
confirmation devrait tomber jeudi ou vendredi.
Le chapitre cathédral du diocèse de St-Gall, à l’instar de celui de
Bâle, a conservé le privilège d’élire son évêque parmi six candidats,
prêtres diocésains approuvés au préalable par les 180 membres Collège
catholique (assemblée ecclésiastique). Ce droit a été confirmé dans une
bulle pontificale de Pie IX le 8 avril 1847.
Le Vatican a cependant imposé récemment une modification de procédure
qu’il avait déjà demandée en 1938. Ainsi le nom du nouvel évêque n’a pas
été proclamé devant les centaines de fidèles rassemblées dans la cathédrale, immédiatement après l’élection, mais d’abord communiqué au pape qui
confirmera l’élu dans sa charge avant de publier son nom. Seconde exigence
vaticane: le nouvel évêque qui, comme le veut l’usage, se rendra à Rome entre sa nomination et son ordination épiscopale qui aura lieu le lundi de
Pentecôte, fera sa profession de foi et prononcera son serment de fidélité
directement devant les instances romaines et non pas devant le nonce apostolique comme cela se fait habituellement.
Après une messe solennelle à la cathédrale qui a réuni quelque 500 personnes, – dont de nombreux écoliers qui avaient obtenu un congé spécial
pour la circonstance – les chanoines ont transmis aux membres du Collège
catholique réunis dans la salle du parlement cantonal la liste des six candidats.
En ouverture de la séance, le vice-président du Collège catholique,
Klaus Kaufmann, a élevé une vive protestation contre les nouvelles exigences romaines parlant d’un «acte arbitraire». Il a exprimé la crainte que la
décision vaticane ne pèsent sur les relations entre le nouvel évêque et le
peuple st-gallois. Le Collège catholique a néanmoins été contraint d’admettre qu’il s’agit en l’occurence d’affaires internes à l’Eglise sur lesquelles il n’a pas la moindre prise juridique. Ces décisions ne touchant pas le
Concordat régissant l’élection proprement dite. Le Collège a exprimé son
intention d’entrer en discussion avec le chapitre cathédral et le nonce
apostolique afin d’éviter que de tels problèmes ne se posent à nouveau lors
d’une prochaine élection. La séance qui s’est poursuivie à huis-clos a duré
une petite heure. L’APIC a appris de bonnes sources que la procédure s’est
passé sans le moindre accroc et qu’aucun des six noms proposés n’a été biffé de la liste.
La deuxième phase a été, dès 14h, l’élection proprement dite par les
treize chanoines du chapitre réunis dans la sacristie de la cathédrale,
alors que plusieurs centaines de fidèles parmi lesquels on a remarqué la
présence de Mgr Otmar Mäder, évêque démissionnaire, priaient dans la nef.
Pour l’élection, la majorité absolue soit sept voix sur les 13 membres du
chapitre est requise. Un calice du XVIIIe siècle, qui n’est utilisé que
pour la messe précédant l’élection d’un évêque, sert d’urne aux chanoines.
Vers 15h, les fidèles ont commencé à quitter la cathédrale dans l’attente
de la confirmation par le pape de l’élection qui sera donnée dans «peu de
jours» a assuré le nonce apostolique en Suisse, Mgr Karl-Josef Rauber.
Large procédure de consultation
Le 24 septembre dernier, le pape Jean Paul II a accepté la démission
avec effet immédiat pour raison de santé de Mgr Otmar Mäder, évêque de StGall depuis 1976.
Quelques jours plus tard, le chapitre cathédral a lancé une large consultation auprès des catholiques du diocèse qui recouvre les cantons de StGall et d’Appenzell afin d’établir une liste de six candidats à la charge
épiscopale. Les chanoines ont reçu pas moins de 651 réponses émanant
d’individus ou de groupes. Cette liste soumise à l’approbation des autorités romaines qui jugent si les candidats répondent aux normes canoniques
requises est revenue de Rome sans changement.
Encadré
Le dixième évêque de St-Gall
Le nouvel évêque de St-Gall élu mardi par les treize chanoines du chapitre
est le dixième du nom depuis la création du diocèse de St-Gall en 1847. La
suppression du diocèse de Constance au début du XIXe siècle fut l’occasion
d’un vaste remaniement des diocèses de Suisse alémanique. Le sud du nouveau
canton de St-Gall, créé en 1803, appartenait au diocèse de Coire tandis que
le nord était rattaché au diocèse de Constance. On décida alors d’ériger un
diocèse «cantonal» en 1823.
Le nouvel évêché restait cependant rattaché à celui de Coire par un lien
personnel à savoir que l’un et l’autre formaient ensemble un double diocèse
placé sous le gouvernement du même évêque. En 1847, les deux diocèses furent définitivement séparés avec chacun son propre évêque. Le premier évêque de St-Gall fut élu en la personne de Mgr Johannes Petrus Mirer. Mgr Otmar Mäder, démissionnaire, était son 9e successeur. (apic/mp)
Encadré
Une procédure plus simple à Sion
La désignation de l’évêque de Sion qui doit survenir également ces
prochains jours est régie depuis 1917 par les règles du Droit canon. Il
n’existe aucun accord sur d’éventuels droits de participation de l’Eglise
locale ou des autorités civiles. Le pape nomme donc directement les évêques
conformément à l’article 377 du Code de droit canon. Une consultation a eu
lieu dans le diocèse dès avant l’annonce officielle de la démission du
cardinal Henri Schwery. A noter par ailleurs qu’il n’y a pas de vacance du
siège épiscopal, Mgr Schwery reste évêque de Sion jusqu’à la nomination de
son successeur. (apic/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse