En Terre Sainte, le cardinal Sandri déplore un état de tension qui empêche la paix

Les situations sans clair fondement juridique rendent plus difficile la paix en Terre Sainte, a considéré le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le 26 novembre 2018 à Jérusalem. Il a prononcé un discours transmis par son dicastère le même jour.

Le prélat italien effectue du 26 au 28 novembre une visite en Terre Sainte. A cette occasion, il s’est notamment exprimé devant le Congrès international des commissaires de Terre Sainte, réuni du 26 novembre au 2 décembre. Les commissaires de Terre Sainte sont les «ambassadeurs» de la Custodie de Terre Sainte dans les différentes provinces de l’Ordre des franciscains.

La Terre Sainte, a regretté le cardinal Sandri dans cette allocution, est frappée par de graves problèmes d’ordre religieux, politique et social. «Ce sont les problèmes complexes et délicats de la coexistence des peuples de la région», a-t-il expliqué. «Et la tranquillité et la sûreté de ces populations, a regretté le cardinal italien, font face à un grave et constant danger en raison de l’état de tension au Proche-Orient».

Citoyens de Jérusalem

Pire encore, a-t-il poursuivi, l’affirmation progressive de situation sans clair fondement juridique internationalement reconnu et garanti ne fait que rendre plus difficile une solution équitable et acceptable. Il est en particulier nécessaire pour le cardinal Sandri que tous – chrétiens, Juifs et musulmans – puissent pouvoir se reconnaître citoyens de Jérusalem.

S’il ne les a pas précisés, les propos du préfet de dicastère font notamment référence à plusieurs événements. Tout d’abord, la décision en décembre dernier des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël et d’y déplacer leur ambassade, auparavant à Tel-Aviv. Un autre événement est l’adoption en juillet d’une loi établissant Israël comme «Etat-nation du peuple juif». Cette loi avait été vivement critiquée par l’ensemble des évêques de Terre Sainte.

Par ces propos, le cardinal Sandri a également pu vouloir dénoncer les ‘colonies’ – ou ‘implantations’ – de citoyens israéliens dans des territoires situés au-delà des frontières internationnalement reconnues à l’Etat israélien avant la guerre de juin 1967, dite ‘des Six jours’. (cath.ch/imedia/xln/bh)

Bernard Hallet

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