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Barcelone: Conseil de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP)
Document pour l’Année internationale de la tolérance (220395)
Barcelone, 22mars(APIC/Jacques Berset) Dans le cadre de l’Année internationale de la tolérance décrétée par l’ONU, l’Union catholique internationale de la presse (UCIP) a réuni près de Barcelone du 21 au 24 mars, une
quarantaine de journalistes, chercheurs en communication et éditeurs catholiques pour élaborer un document intitulé «Presse et tolérance».
Pour son Conseil annuel, l’UCIP a invité les représentants des divers
continents au Centre Borje de Sant Cugat del Vallès, en Catalogne. A partir
d’une réflexion de base proposée par le Français José de Broucker, les membres de l’UCIP vont tenter de se doter d’une «charte de la tolérance».
L’UCIP entend ainsi développer au niveau des professionnels des médias une
véritable «culture de la tolérance» dans le but de contribuer à la promotion de la paix et d’une humanité plus fraternelle.
S’il dénonce le fanatisme, le sectarisme, le fondamentalisme religieux,
le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, le nationalisme et toutes les formes de totalitarisme, le document de l’UCIP souligne également – comme l’a
fait le pape Jean Paul II dans son appel pour la célébration du Jubilé de
l’an 2000 – la nécessité pour l’Eglise elle-même d’un examen de conscience
pour ses propres attitudes d’intolérance.
Espagne: une église dépourvue de presse nationale
A l’occasion de l’ouverture de ce Conseil de l’UCIP, Mgr Joan Carrera,
évêque auxiliaire de Barcelone et président de la Commission épiscopale espagnole des communications sociales, a dressé un constat peu réjouissant
sur la présence de l’Eglise dans les médias espagnols. Pour Mgr Carrera,
une Eglise qui ne communique pas ou communique mal ne remplit pas sa mission. A côté des journalistes chrétiens qui font un travail indispensable
dans les médias profanes, l’évêque a souligné la nécessité vitale – de moyens de communications explicitement chrétiens.
Sans faire directement allusion à la sécularisation sans précédent qui
frappe la société espagnole – en particulier la Catalogne et sa capitale
Barcelone où l’on compte moins de 10% de pratique religieuse – Mgr Carerra
a déploré qu’actuellement on assiste en Espagne à une concurrence des modèles de vie, bien plus qu’à un vrai débat d’idées. Dans les grands médias,
télévision, radio ou presse, le modèle de vie chrétien est souvent totalement absent. La pénétration des modèles dominants dans la mentalité des
gens se fait de manière quasi-subliminale, sans qu’ils s’en rendent compte.
Et Mgr Carrera de déplorer que si l’on réagit vivement au manque de pluralisme imposé dans les régimes totalitaires, la vigilance est beaucoup
moins grande face à l’absence de pluralisme provoqué par l’autoexclusion
des chrétiens dans la société contemporaine. La cause de cette marginalisation de l’Eglise a été son incapacité à mettre sur pied des médias chrétiens à la porté de tous, estime l’évêque.
Aujourd’hui l’Eglise catholique en Espagne ne possède plus qu’un seul
quotidien et ses hebdomadaires ne forment que 4% des quelque mille titres
disponibles sur le marché. Des hebdomadaires catholiques importants comme
«Vida Nueva» à Madrid ou «Catalunya Cristiana» à Barcelone ne tirent respectivement qu’à 16’000 et 15’000 exemplaires. la presse catholique en Espagne, très fractionnée et locale, a souvent «beaucoup plus à voir avec la
piété qu’avec la culture», note un observateur. Elle ne représente ainsi
qu’un phénomène marginal dans une société ouverte et laïcisée comme l’est
devenue la société espagnole. (apic/be/mp)
Encadré
L’UCIP dans les chiffres noirs
Les finances de l’UCIP se portent mieux. Si les comptes 1993 ont bouclé
avec un déficit approchant les 63’000 francs suisses, l’année 1994 a été
plus favorable. Le budget annuel de quelque 400’000 francs a été respecté,
et la dette épongée. 22’000 francs ont même pu être attribués au fonds de
solidarité destiné en particulier à financer la formation continue et à
permettre à des journalistes des anciens pays communistes et du tiers monde
à participer aux activités de l’UCIP.
Ces bons résultats, note le trésorier de l’UCIP, l’éditeur fribourgeois
Hugo Baeriswyl, sont dus à une augmentation des cotisations et des dons des
membres de l’UCIP. L’organisation qui regroupe des catholiques engagés dans
le monde de la communication sur les cinq continents peut ainsi voir l’avenir avec une certaine sérénité. (apic/be/mp)
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