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apic/Lausanne/Mgr Gaillot

Lausanne: Mgr Gaillot plaide encore et toujours contre l’exclusion

« Le rire et la fête sont une nécessité pour les exclus » (270495)

Lausanne, 27avril(APIC) Pour Mgr Jacques Gaillot, le rire et la fête sont

une nécessité pour les pauvres et les exclus. Au milieu de la misère, des

manifestations de joie surgissent facilement. Parler de l’exclusion ne doit

pas faire sombrer dans la tristesse a relevé l’ex-évêque d’Evreux, mercredi

soir à Lausanne, où il était l’invité de l’Aumônerie des Hautes écoles de

Lausanne (AGORA) et du Centre catholique d’études.

Mgr Gaillot a insisté sur la dignité des exclus que personne ne peut

leur prendre. Elle fait partie de chaque être humain créé à l’image et à la

ressemblance de Dieu. Le ministère de Jésus consiste à « remettre des gens

debout, à les rendre conscients de ce qu’ils sont, à les rendre à eux-mêmes », a lancé Jacques Gaillot. Ca n’est pas suffisant de donner une aide

aux exclus, il faut leur donner des responsabilités. Mais des exclus responsables, debout, conscients de leur dignité, usant de la parole font peur

aux gens de pouvoir, aussi bien dans le monde politique que dans l’Eglise,

a expliqué l’évêque destitué.

Pour Mgr Gaillot, la solitude affective représente une première forme

d’exclusion. C’est la solitude de la ville, la « pauvreté moderne: des gens

qui n’ont personne à qui parler, qui n’existent pour personne ». Une deuxième forme d’exclusion est la clandestinité. Pour ceux qui vivent sans papiers, « c’est comme s’ils n’ont plus rien. Ils ont l’insécurité dans la tête, n’osent plus sortir, vivent cloîtrés comme des moines », a expliqué Jacques Gaillot. Une troisième forme d’exclusion consiste à ne pas avoir de

toit. Se faisant le porte-parole des familles « qui vivent entassées dans

des taudis, dans une seule pièce sans eau » ou de celles et ceux qui sont à

la rue, J. Gaillot a souligné que le logement donne une dignité. C’est un

droit fondamental qui devrait être inscrit dans la constitution.

Le fait de connaître ne serait-ce qu’une personne appartenant au monde

des exclus, immigrés, chomeurs, sans domicile fixe, peut changer la perception que chacun a de l’exclusion, et transformer la peur qu’elle peut provoquer, souligne Mgr Gaillot.

La venue de Mgr Gaillot a sucité les protestations anonymes de certains

milieux catholiques par l’intermédiaire de tracts distribués à l’Université. (apic/spp/mp)

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