ALLAN BOESAK, IMPLIQUE DANS UNE AFFAIRE DE DETOURNEMENT DE FONDS, EST
Le Cap, le 25 avril (ENIçNoel Bruyns) – Personnalité ecclésiastique très
connue en Afrique du Sud, Allan Boesak, impliqué dans une affaire de
détournement de fonds donnés pour financer la lutte contre l’apartheid, a
été disculpé par une commission d’enquête judiciaire nommée par le
gouvernement.
Mais l’avenir d’Allan Boesak reste toutefois incertain, car les avocats de
l’Organisation d’entraide danoise DanChurch Aid ont contesté les
conclusions de cette enquête, et décidé de s’en tenir aux résultats de leur
propre enquête qui avait conclu qúAllan Boesak s’était enrichi avec les
fonds donnés pour la Fondation «paix et justice», dont il est le directeur.
Ils soulignent qúAllan Boesak a rec,u un salaire trop élevé, utilisé les
fonds pour régler des dettes personnelles et emprunté sans autorisation des
sommes sur les fonds de la Fondation.
Cette affaire fait toujours l’objet d’une enquête de la part du Bureau de
la police sud-africaine chargé de traiter des délits économiques.
DanChurch Aid avait déclaré qúA. Boesak avait détourné un million de rands
sur les 2.7 millions manquants.
Au cours du week-end, le vice-président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, a
disculpé A. Boesak, qui fut président de l’Alliance réformée mondiale, de
tout acte criminel, mais il lui a reproché sa mauvaise gestion.
Mojanke Gumbi, conseillère juridique de T. Mbeki, a conclu dans son rapport
qúil n’existait aucune preuve permettant d’affirmer qúAllan Boesak avait
détourné des fonds. Elle admet cependant avoir abouti à cette conclusion
même si le comptable de la Fondation a déclaré avoir «perdu» le livre de
caisse, les relevés bancaires, les chèques, les bulletins de versement et
la plupart des pièces justificatives des opérations pour ce compte.
A. Boesak a indiqué aux journalistes que le résultat de cette enquête
gouvernementale était «la confirmation de ce que j’ai toujours dit et de la
confiance que ma femme, ma famille et mes amis n’ont cessé de me
témoigner».
A. Boesak a toujours réfuté les accusations portées contre lui et, lors
d’une interview, il a déclaré que les fonds avaient été volés par «les gens
qui travaillent pour moi». Il a toutefois reconnu qúil devait en assumer la
responsabilité en tant que directeur de la Fondation.
A. Boesak avait été nommé par le gouvernement sud-africain l’an dernier au
poste d’ambassadeur aupès des Nations Unies à Genève, mais il avait renoncé
à cette fonction lorsque le scandale a éclaté. Cette semaine, il a déclaré
être prêt à accepter à nouveau un poste diplomatique. Mais le
vice-président Mbeki a annoncé qúil ne «faisait plus partie du service des
affaires étrangères». (442 mots)
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