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France: L’abbé Franz Stock, pionnier (240495)
de la réconciliation franco-allemande
Aumônier de prisons dans la France occupée
Paris, 24avril(APIC) Au moment où partout en Europe on s’apprète à célébrer la fin de la seconde guerre mondiale, on n’oublie pas en France le témoignage fraternel et pacifique du prêtre allemand Franz Stock (1904-1948),
aumônier durant la guerre de prisonniers français et pionnier de la réconciliation franco-allemande. Un livre, intitulé: « L’Aumônier de l’enfer », de
R. Closset, (édition Salvator), rappelle la figure attachante de ce prêtre
et qui a un jour fait dire au futur pape Jean XXIII, alors nonce à Paris:
« L’abbé Stock deviendra un jour le symbole de l’entente et de la réconciliation de l’Allemagne et de la France. »
Celui que l’on devait appeler plus tard « l’aumônier de l’enfer », fit ses
études à Paris avant de devenir aumônier de la colonie allemande à Paris
peu de temps avant que n’éclate la guerre en 1939. En 1940, l’abbé Franz
Stock est nommé aumônier des prisons de Cherche-Midi et de Fresnes, prisons
dans lesquelles passeront des milliers de résistants français. Malgré la
suspicion que provoque au début sa nationalité allemande, les prisonniers
reconnaissent vite en lui sa grandeur d’âme et son attitude totalement à
leur service. Durant l’occupation, il secourut moralement plus de 1’000
condamnés à mort, en accompagnant plusieurs centaines jusqu’au poteau
d’exécution.
Devenu lui-même prisonnier à la Libération, il devient aumônier du camp,
appelé « le séminaire des barbelés » parce qu’il regroupait les séminaristes
allemands prisonniers. Le camp, établi près de Chartres, est dissous en
1947. Franz Stock prononce un discours d’adieu: « Une nouvelle culture se
fraye la voie, qui d’abord se présente encore sous le signe d’une barbarie
mécanisée. L’humanité est à la croisée des chemins. Elle peut se tromper de
direction, choisir la termitière humaine ou le suicide atomique, au lieu du
véritable progrès qui consiste à dominer par l’esprit les conquêtes de la
science et de la technique, afin qu’elles demeurent au service de l’humanité ».
Il meurt en 1948 à Paris. Son corps est transporté dans l’église saint
Jean-Baptiste de Rechèvres à Chartres. L’autel de cette église a été offert
par les anciens du camp-séminaire. Ce lieu est devenu un lieu de pèlerinage
de la réconciliation franco-allemande. (apic/snop/ba)
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