Le texte contient 66 lignes (max. 75 signes), 697 mots et 4934 signes.

apic/Berne-Jura/Eglises réformées/Critères d’appartenance

Berne-Jura: Le Conseil synodal propose des (100495)

critères d’appartenance aux Eglises réformées

Qui a sa place sous le « toit » de l’Eglise?

Berne, 10avril(APIC) Confronté à une floraison de communautés religieuses

qui se démarquent des paroisses traditionnelles dans leur manière d’exprimer la foi, le Conseil synodal des Eglises réformées Berne-Jura (USBJ) est

à la recherche de critères pour accepter ou non l’appartenance de ces groupements aux Eglises réformées. Une des principales pierres d’achoppement:

le refus de certains groupes du baptême des enfants, et le rebaptême.

L’exécutif de l’USBJ a réuni en une liste les critères régissant les

droits et les devoirs des communautés religieuses qui souhaitent se développer au sein des Eglises réformées évangéliques de ces deux cantons.

Dans le courant de l’été, cette liste de critères sera mise en consultation auprès des paroisses. Bien que le Conseil synodal ait toute compétence

en la matière, cette liste sera soumise à la décision du Synode, vu l’importance fondamentale de la question. L’assemblée législative pourra probablement se prononcer lors de la session d’hiver 1995.

Interpellé par les multiples groupements qui se démarquent des paroisses

traditionnelles dans leur manière d’exprimer la foi, le Conseil synodal des

Eglises réformées Berne-Jura s’est lancé, dès l’année 1991, dans la recherche d’une réponse à la question: qui a sa place sous le « toit » de l’Eglise?

Eviter la marginalisation de communautés souvent très dynamiques

L’exécutif de l’USBJ prône un dialogue entre les nombreuses tendances

qui se développent à l’intérieur, dans les marges et à l’extérieur des

Eglises réformées. C’est pourquoi il a rencontré des représentants de plusieurs communautés religieuses désireuses d’appartenir à l’Union. Dans un

esprit rassembleur, le Conseil synodal souhaite faire bon accueil au dynamisme de ces mouvements. Exprimant l’intention de ne pas décider d’emblée

de l’exclusion de certains d’entre eux, il semble vouloir éviter la marginalisation de diverses communautés qui se réclament de l’Eglise.

Des négociations ardues

Au cours d’un processus de dialogue avec les instances concernées, le

Conseil synodal a défini des critères d’appartenance aux Eglises réformées.

Ceux-ci doivent à la fois correspondre aux attentes des communautés intéressées et ne pas entrer en contradiction avec les prescriptions du Règlement ecclésiastique. C’est cette liste de critères que les paroisses pourront consulter dans le courant de l’été. Un exemple particulier de pierre

d’achoppement, qui perturbe les relations entre les paroisses réformées et

certains mouvements qui les côtoient, concerne la question du baptême.

L’une des pierres d’achoppement: le baptême des enfants et le re-baptême

Les Eglises réformées pratiquent aussi bien le baptême des enfants que

celui des adultes. Doivent-elles reconnaître en leur sein des communautés

qui prônent la seule validité du baptême de l’adulte? Sont-elles disposées

à accepter celles qui exigent un re-baptême? Certains mouvements considèrent qu’une personne, baptisée une première fois enfant, ne s’est pas engagée pleinement dans la foi en Jésus-Christ. Un re-baptême, fondé sur une

confession de foi clairement exprimée, est indispensable. Dans les paroisses réformées, nombreux sont ceux qui ne peuvent accepter qu’un baptême,

même celui d’un jeune enfant, soit considéré par la suite comme nul.

Diversité locale au sein des Eglises réformées

Suite aux délibérations concernant les critères d’appartenance, le Conseil synodal formulera des recommandations indiquant aux paroisses une forme de coopération avec des communautés reconnues membres de l’USBJ. Il a

d’ores et déjà consulté certaines paroisses dont l’expérience de coexistence avec ces communautés pourrait l’aider à formuler ces recommandations.

Toutes les paroisses ne sont pas impliquées de la même manière dans leurs

rapports avec ces différents mouvements.

Certaines de ces communautés sont ancrées dans le cadre de l’USBJ depuis

plus de 150 ans. La Société évangélique et l’Union chrétienne de jeunes

gens appartiennent à cette catégorie de communautés anciennes et se caractérisent par le piétisme. D’autres mouvements, de tendance charismatique,

ont émergé plus récemment. C’est notamment avec trois d’entre eux, « Basilea

Bern », « Neues Land » et « Jahu », que le Conseil synodal a ouvert un dialogue

en vue de leur éventuelle reconnaissance au sein de l’USBJ. Certaines de

ces communautés religieuses cependant ne souhaitent pas appartenir aux

Eglises réformées. Dans la partie jurassienne et à majorité romande de

l’USBJ, plusieurs mouvements, affichant clairement leurs différences, se

sont séparés de l’Eglise historique et ne cherchent pas à retourner en son

sein. (apic/spp/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/apic-berne-jura-eglises-reformees-criteres-d-appartenance/