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Berlin: Mise en garde du COE contre l’option nucléaire (060495)
Intervention de la représentante du mouvement oecuménique à Berlin
Berlin, 6avril(APIC) Les pays industrialisés sont prêts à exporter la
technologie nucléaire vers les pays en développement car ils y voient le
moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Telle est la mise
en garde lancée par Chistiane von Weizsäcker, experte scientifique, et membre de la délégation du Conseil oecuménique des Eglises (COE) au Sommet sur
le climat, qui se tient à Berlin du 28 mars au 7 avril.
Le transfert de la technologie nucléaire vers les pays en développement
pourrait s’inscrire dans le cadre des « initiatives communes » (JI), projet
controversé actuellement débattu à Berlin, a souligné la représentante du
COE.
Selon la Convention sur les changements climatiques, signée par les représentants de 165 pays au Sommet « Planète Terre » à Rio de Janeiro en 1992,
les pays industrialisés devraient stabiliser ou réduire les émissions de
gaz à effet de serre. Les « initiatives communes » sont des mesures volontaires qui permettraient aux pays industrialisés d’obtenir des crédits pour
mettre sur pied avec les pays en développement des programmes communs de
réduction du CO2. Les critères pour obtenir de tels crédits font encore
l’objet de discussions à la conférence de Berlin.
Les déclarations de la Fédération allemande de l’industrie et de la Société des physiciens de ce pays faites avant la conférence de Berlin, reconnaissant la part que peut jouer la puissance nucléaire dans la réduction
des (émissions) de gaz à effet de serre, « préparent le terrain » pour une
option nucléaire, a estimé Mme Weizsäcker. Qui a fait une évaluation de la
technologie de la puissance nucléaire. Selon elle, celle-ci ne peut résoudre le problème du réchauffement planétaire dans les pays industrialisés et
dans les pays en développement.
« Je ne voudrais pas voir s’installer durant ces dix prochaines années
une situation dans laquelle nous aurons à choisir entre, d’une part, les
menaces climatiques telles que les inondations, la désertification, les ouragans, et d’autre part, la menace nucléaire, a-t-elle conclu. (apic/enipr)
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