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Rome: 12e encyclique «Que tous soient uns» (300595)
Commentaire du théologien suisse Georges Cottier
«Un grand message d’espérance et de ferveur oecuménique»
Rome, 30mai(APIC) Le Père dominicain Georges Cottier, théologien de la
Maison pontificale à Rome, estime, dans une premier commentaire accordé à
la revue «Nova et Vetera», que la 12e encyclique de Jean Paul II remémore
tous les pas accomplis par le successeur de Pierre dans la fidélité et à
l’orientation de Vatican II. «Nous avons là un grand message d’espérance et
de ferveur oecuménique».
Pour le théologien suisse, l’encyclique «Que tous soient uns», écrite
comme un écho à la prière sacerdotale de Jésus, rappelle que la communion
est un don de Dieu qui a sa source dans la dimension trinitaire. On comprend aussi pourquoi la dimension spirituelle de l’oecuménisme – prière et
conversion – y est si fortement soulignée.
Le Père Georges Cottier relève deux développements qui obéissent l’un et
l’autre à une intuition profonde et féconde. Le premier touche au martyrologe qui est commun à tous les chrétiens: «Il comprend aussi les martyrs de
notre siècle, plus nombreux qu’on ne pourrait le penser et il montre, en
profondeur, que Dieu entretient chez les baptisés la communion dans l’exigence suprême de la foi, manifestée par le sacrifice de la vie».
L’autre développement, que l’on sent très personnel, concerne la vocation du successeur de l’Apôtre Pierre, l’évêque de Rome au service de
l’unité. Selon la belle expression du pape Grégoire le Grand, le successeur
de Pierre est ’serviteur des serviteurs de Dieu’. Cette définition, précise
Georges Cottier, est la meilleure protection contre le risque de séparer
l’autorité (en particulier la primauté romaine ) du ministère, ce qui serait en contradiction avec le sens de l’autorité selon l’Evangile.
Comme l’avait fait Paul VI, Jean Paul II demande pardon «pour ce dont
nous sommes responsables» eu égard à certains souvenirs historiques douloureux dont est marquée la mémoire des autres chrétiens. Le pape méditant les
faiblesses des apôtres Pierre et Paul, commente: «Il est important d’observer que la faiblesse de Pierre et de Paul montre que l’Eglise est fondée
sur la puissance infinie de la grâce». (apic/com/ba)
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