suscité de grands espoirs ont manifesté leur profonde désillusion, voire

Certaines des personnes chez qui la signature des accords d’Oslo avait

leur désespoir devant la situation actuelle. Plusieurs personnalités

palestiniennes très respectées ont estimé que les négociations menées au

Caire avaient échoué et qúil était temps que les Palestiniens rappellent

leur délégation et mettent la communauté internationale en demeure

d’assumer ses responsabilités et de sortir de l’impasse.

5. Rôle de la communauté chrétienne: Selon la délégation, il est essentiel

que les chrétiens continuent de témoigner à travers le monde de tout ce qui

milite en faveur d’une paix véritable dans cette région.

La communauté chrétienne de Jérusalem, de Cisjordanie et de Gaza a joué un

rôle historique unique en maintenant la communication entre toutes les

communautés. Elle doit poursuivre son action, ce qui, à l’évidence,

nécessite une présence chrétienne permanente à Jérusalem et dans toute la

région. Cependant, les communautés chrétiennes locales se sentent menacées

tant sur le plan politique que démographique.

Au cours des trente dernières années, la population chrétienne de la région

n’a cessé de décroître. Aujourd’hui, les chrétiens ne représentent plus que

2,3 % de la population en Cisjordanie et à Gaza. En Israe »l, cette

proportion est de 2,5 %. Ces chiffres ont diminué surtout en raison de

l’émigration de ceux qui jugeaient la situation politique et sociale

intenable.

Bon nombre de chrétiens palestiniens qui restent craignent qúun jour les

seuls chrétiens à Jérusalem soient les pèlerins qui ne verront que des

pierres sans vie et des musées; les « pierres vivantes » qui prient,

travaillent et accomplissent un service dans la région ne seront plus.

En dépit de tous les obstacles, la délégation a néanmoins trouvé que les

gens, de part et d’autre, étaient toujours profondément engagés dans la

recherche d’une paix juste. La délégation a appris que des responsables

religieux juifs participaient au dialogue interreligieux et y a vu un signe

d’encouragement. Il était manifeste que du côté palestinien aussi, il y

avait une volonté de dialogue et la perception claire que le discours

politique israélien ne recouvre pas toute la réalité.

Commentant sa visite de retour à Genève, le pasteur Raiser a déclaré:

« Pendant ma visite à Gaza, o# j’ai été très favorablement impressionné par

les programmes d’aide sociale du Conseil des Eglises du Proche-Orient, j’ai

répété que le COE continuerait, comme il le fait depuis longtemps, à

soutenir les espoirs légitimes du peuple palestinien de ses prières et de

ses plaidoyers et à lui apporter son aide humanitaire. Je suis conscient du

fait que les Israéliens, eux aussi, ont investi beaucoup d’espoir dans le

processus de paix et qúen cela nous devons les soutenir et les aider.

Cependant, pour que ce processus se poursuive et qúil soit légitime, il est

essentiel que les Palestiniens, qui ne sont pas des partenaires égaux dans

cette affaire, rec,oivent notre appui et nos encouragements sans lesquels

ils risquent de perdre tout espoir de paix.

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