Mgr Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, nouveau président du CELAM

APIC – Interview

« Inculturer l’Evangile dans la politique et l’économie »

Tegucigalapa, 19mai(APIC)

APIC: Quels sont vos plans en tant que nouveaux président du CELAM?

Mgr Maradiaga: Ces plans ne sont pas les miens, masis ceux que les évêques

latino-américains ont décidé ensemble lors de leur dernière assemblée

plénière à St-Domingue. Il s’agit de 75 propostions qui ont lété approuvées

par tous les participants. dans la dernière semaine de juillet, nous aurons

un rencontre des coordinateurs régionaux à Bogota afin de définir plus

exactement un nouveau plan global. Nous avons une priorité: l’inculturation

de l’Evangile dans la politique et l’économie des pays latino-américains.

APIC: Qu’est-ce que cela signifie concrètement?

Nous, les évêques nous voulons parler avec les responsables de gouvernements nationaux, des instituts economiques nationaux et des organismes de

crédit internationaux. La pauvreté massive de notre sous-continent ne peut

être combattue que par des changements politiques et économiques. Il s’agit

d’abord d’amenr les responsables à un prise de conscience afin qu’ils prennent la pauvreté au sérieux. les responsables doivent comprendrent que la

pauvrété n’est pas seulement un problème économique mais aussi humain et

que les problèmes ne peuvent pas tous être résolus par des analogies macroéconomiques.

Deuxièmement, nous, Eglise catholique, devont faire valoir notre influence au niveau politique, car dans ce milieu, l’Evangile est à peine présent. Certes, la majorité des politiciewns latino-américains se disent catholiques, mais ils ne portent aucune attention à l’enseignement social de

l’Eglise quand il s’agit de questions politiques. Les gouvernements changents, mais il n’ya jamais de changement social et économique.

APIC: Où se situe le principale problème?

R.M. les politiciens de tous les partis considèrent le gouvernement comme

une sorte de domaine personnel, dans lequel on peut s’enrichir afin de ne

plus avoir à travailler après la fin de son mandat. Ils n’ont absolument

aucun intérêt au bien commun. De là découle une corruption généralisée sur

laquelle le système est finalement fondé. De plus la jeunesse ne s’intéressent plus du tout à la politique. Ces éléments cuasent de graves dommages à

la démocratie. C’est pourquoi nous devons éduquer le peuple à la démocratie.

APIC: Que signifie la nomination d’un évêque du Honduras à la tête du CELAM?

RM: Pour moi, c’est un appel à une engagement énérgique en faveur de l’option pour les pauvres, car nous dommes l’un des pays les plus pauvres

d’Amérique latine. C’est un signe d’espoir, une stimulation pour le peuple.

Nous sommes habitués à ne recevoir que des mauvaises nouvelles. On nous dit

toujours « vous êtes sous-developpés, pauvres etc » . Cette nouvelle nous

donne quelque espoir.

APIC: Que mettez-vous plus précisément sous options pour les pauvres?

Le problème fondamental est que le peuple n’est pas éduqué à sortir de la

pauvreté. L’option pour les pauvres signifie donc pour moi éduquer le

peuple à sortir de la misère. Il ne s’agit pas de se limiter à l’éducation

scolaire, mais il faut s’engager dans la famille et l’ensemble des domaines

sociaux. Le travail pastoral est toujours un travail social qu’on ne peut

plus aujourd’hui traîter séparement. (apic/kna/mp)

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