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Zurich: votation sur la séparation Eglises-Etat le 24 septembre (160595)
Un signal pour toute la Suisse
Zurich, 16mai(APIC) Le peuple zurichois appelé à se prononcer le 24 septembre prochain sur la séparation Eglises-Etat doit être pleinement conscient qu’il s’agit là d’une question fondamentale, estime Ruedi Reich, président de l’Eglise évangélique-réformée du canton de Zurich. Pour Mgr Peter
Henrici, évêque auxiliaire de Zurich, ce vote aura valeur de signal pour
toute la Suisse.
L’acceptation de l’initiative le 24 septembre aurait à ses yeux les conséquences les plus graves pour les 180 paroisses réformées du canton, obligées de se réorganiser complètement en corporation de droit privé. Il faudrait légalement s’attendre à une diminution massive des revenus ce qui
conduira à des licenciements dans l’Eglise.
Le caractère populaire de l’Eglise réformée zurichoise serait en outre
mis en danger. Pour Ruedi Reich, le maintien du statut actuel de droit public est une condition pour une collaboration efficace avec l’Etat. Enfin
l’organisation actuelle a porté ses fruits sur le plan du dialogue oecuménique.
Son de cloche assez semblable du côté de Mgr Peter Henrici, évêque auxiliaire à Zurich. Pour lui, le vote zurichois sera un signal pour toute la
Suisse. Une acceptation signifierait la perte pour les Eglises de leur statut d’instance éthique et profiterait aux sectes.
Par contre, un tel vote n’aurait pas d’incidence sur la situation interne de l’Eglise catholique dans le diocèse de Coire. Mgr Henrici ne craint
pas par ailleurs une réduction du droit de coresponsabilité des laïcs dans
l’Eglise. Le modèle zurichois est issu d’une longue tradition, la séparation serait grave de conséquences également pour l’oecuménisme. Mgr Henrici
estime cependant peu vraisemblable une acceptation de l’initiative.
Un refus populaire de justesse serait un signal supplémentaire pour entreprendre les réformes urgentes par exemple en vue du droit de vote des
étrangers dans les Eglises.
Les Eglises doivent toujours entretenir avec l’Etat des rapports correspondant aux nécessités contemporaines. Mais le partenariat avec l’Etat serait rendu impossible en cas de séparation, conclut Mgr Henrici. (apic/gsmp)
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