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apic/Bruxelles/ Institut Robert Schuman

Belgique: L’institut de journalisme Robert Schuman quitte Bruxelles

Après avoir formé 150 journalistes catholiques en sept ans (290695)

Bruxelles, 29juin(APIC/CIP) L’Institut de journalisme Robert Schuman, une

école catholique pour étudiants déjà diplômés de l’enseignement supérieur

ou universitaire, va quitter Bruxelles. Après sept ans d’existence, l’Institut, faute de partenaires n’a pu réunir le budget nécessaire à sa survie

en Belgique. Dès cet automne, les étudiants se rendront à Angers, en France

où la continuité est assurée grâce à une alliance avec une autre école privée, l’Institut de Relation Publique et de Communication (IRCOM), fondé il

y a onze ans par l’abbé H.M. Houard, ancien secrétaire général de l’Université Catholique de l’Ouest.

En sept ans, l’Institut a formé quelque 150 journalistes de 28 pays,

dont 40% venus d’Europe de l’Est. «Un grand nombre de nos diplômés occupent

des postes à responsabilités, de Moscou à Lisbonne et de Belfast à Bucarest», relève le directeur Marcel Bauer. «Et des journalistes de télévision

de toute l’Europe sont passés par chez nous!», ajoute-t-il avec fierté.

C’est à l’homme d’affaires hollandais Piet Derksen que remonte la paternité du projet d’école de journalisme qui vit le jour en 1988 à Bruxelles

sous le nom de «European Media Studies». Depuis sa conversion au sein du

renouveau charismatique catholique, Piet Derksen cherchait des journalistes

chrétiens convaincus pour lancer son nouveau magazine catholique «Manna».

Il s’est aperçu que les candidats n’étaient pas nombreux à répondre à la

double exigence de professionnalisme et d’engagement ecclésial. D’où son

idée de créer à Bruxelles un Institut catholique de journalisme. Les débuts

furent difficiles et les orientations initiales controversées. L’Institut

était trop tributaire du mouvement charismatique qui, au départ, a voulu en

faire un lieu de formation destiné à l’évangélisation directe, explique le

directeur.

Progressivement, les responsables ont opté pour une formation plus rigoureuse au métier de journaliste et ont élargi son cadre ecclésial et européen. Pour marquer cette triple vocation, deux ans plus tard, l’école a

été rebaptisée «Institut de journalisme Robert Schuman».

En novembre 1991, la Fondation «Témoignage de l’Amour de Dieu» de Piet

Dieksen, en difficulté financière, a décidé de se retirer de la gestion de

l’Institut. L’école a alors cherché à élargir son cercle de bienfaiteurs

qui comprend entre autres aujourd’hui «Renovabis», organisme de l’épiscopat

allemand pour aider l’Eglise en Europe de l’Est; la Conférence épiscopale

allemande; l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED); la Fondation Konrad Adenauer; la Fondation Raoul Follereau; l’archidiocèse de Malines-Bruxelles et

trois autres diocèses belges.

«Jusqu’à cette année, observe Marcel Bauer, nous avons réussi à tenir le

coup grâce à des budgets de fortune. Mais l’Institut, qui emploie sept personnes à temps plein et trois à temps partiel, ne pouvait plus maintenir le

cap l’an prochain avec ses moyens actuels.

L’avenir à Angers

Des négociations ont été entreprises en vue d’un transfert de l’Institut

Schuman dans un lieu où seraient garanties non seulement sa survie mais

également sa vocation originale. Seul l’IRCOM d’Angers, d’où sont sortis

plus de 300 étudiants en onze ans, a pu offrir les garanties escomptées.

L’Institut Schuman sera donc transféré à Angers, avec son nom et sa pédagogie qu’il considère comme son label de qualité. Une partie du personnel sera sans doute reprise à Angers.

Une implantation de l’Institut Schuman en France lui ouvrira l’accès à

d’autres formes d’aide. Il peut espérer, entre autres, des aides départementales de Maine-et-Loire et d’autres soutiens des collectivités locales.

Ceci permettra aux fondations allemandes qui soutenaient l’Institut Schuman

de diminuer, comme elles le souhaitent, leur propre contribution.

Outre l’IRCOM, l’Institut Schuman aura comme partenaire à Angers le

jeune Institut Albert le Grand, créé il y a deux ans par l’abbé Houard

comme école d’humanités et de sciences pour une vingtaine d’étudiants. Au

total, les trois Instituts désormais réunis sous la direction de l’abbé

Houard, formeront chaque année quelque 75 étudiants. (apic/cip/mp)

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