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Arménie: Le responsable de l’Eglise apostolique arménienne (250695)
veut renforcer l’unité de son Eglise
Etchmiadzin (Arménie), 25juin(APIC) Le catholicos Karekin Ier, nouveau
responsable de l’Eglise apostolique arménienne, veut donner un nouvel essor
à l’unité de son Eglise. Dans une lettre adressée aux responsables de
l’Eglise en Arménie et à l’extérieur, il dresse une liste de ses priorités
pastorales: tout d’abord l’unité de l’Eglise, puis la formation de prêtres
arméniens et de laïcs, enfin les publications, les relations avec la presse
et le rôle culturel et social de l’Eglise.
Karekin Ier, né en Syrie en 1932, fut pendant 12 ans catholicos du
Saint-Siège de Cilicie. Il a été élu catholicos, ou patriarche suprême, de
tous les Arméniens du Saint-Siège d’Etchmiadzin le 4 avril par le Conseil
national de l’Eglise, à Etchmiadzin, en Arménie. Il est le 131e à occuper
cette charge. Son élection avait été publiquement soutenue par le président
arménien Levon Ter Petrossian, pour qui cette nomination «marquerait un
tournant car elle permettrait de reconstruire l’unité entre le clergé de
l’Eglise» et «contribuerait au développement des liens entre l’Arménie et
sa diaspora».
Depuis 1991, liberté complète pour l’Eglise
Les bouleversements qui ont suivi la fin du régime soviétique ont placé
l’Eglise devant «un très grand défi» et l’encouragent à élargir le champ de
ses activités, souligne le catholicos dans sa lettre. Depuis l’accession à
l’indépendance de l’Arménie en septembre 1991, «l’Eglise a bénéficié d’une
liberté complète», rappelle-t-il.
Pendant dix-sept siècles, tout au long de l’histoire de l’Eglise apostolique arménienne, «la ville sainte d’Etchmiadzin a été la capitale spirituelle de la nation», écrit-il. «Pour cette raison, nous avons aujourd’hui le
tâche de développer l’éducation chrétienne et d’accorder une protection
toute particulière à ceux qui ont besoin d’un soutien social».
Karekin Ier souligne encore dans sa lettre qu’il s’efforcera de renforcer l’ordre et l’unité dans les 35 diocèses de l’Eglise, qui se trouvent
dans l’ex-Union soviétique, en Europe et en Amérique du Nord. Il veut aussi
encourager la conservation et la restauration des lieux saints et la construction de nouvelles églises.
Depuis son intronisation, le nouveau catholicos poursuit les efforts,
entrepris par son prédécesseur, Vasken I, en faveur de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui se disputent depuis plusieurs années l’enclave
du Haut-Karabakh.
Première nation à adopter le christianisme
L’Arménie a été la première nation à adopter officiellement le christianisme, vers 301, sous le roi Tiridate III. L’Eglise apostolique arménienne
a rejoint l’opposition au Concile de Chalcédoine et elle fait partie de la
famille des Eglises non chalcédoniennes. Elle est en communion avec d’autres Eglises orientales et elle participe activement au dialogue interorthodoxe. Elle compte aujourd’hui six millions de membres dans le monde.
En plus du catholicossat d’Etchmiadzin, près d’Erevan, l’Eglise apostolique arménienne a deux sièges patriarcaux: Jérusalem et Constantinople. Un
nouveau catholicos devrait être élu à la tête du catholicossat de Cilicie
très prochainement.
Fondée au IIIe siècle par saint Grégoire l’Illuminateur, l’Eglise apostolique arménienne resta d’abord étrangère à la crise monophysite, puis
rallia en 495 les sécessionnistes. Les monophysites soutiennent que l’unique personne du Christ a une unique nature et non deux. Le Concile de Chalcédoine (451) condamna cette doctrine et proclama le Christ personne unique
en deux natures, divine et humaine, «vrai Dieu et vrai homme». (apic/eniba)
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