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apic/Pape/Messe/50e de la fin de la guerre en Europe

Rome: Messe pour le 50 anniversaire de la

fin de la seconde guerre mondiale en Europe

La Déclaration universelle des droits de l’homme doit devenir

un code de conduite international pour la paix, estime le pape (110695)

Rome, 11juin(APIC) La Déclaration universelle des droits de l’homme doit

devenir un code de conduite international pour la paix, a estimé dimanche

le pape Jean Paul II, au cours de la messe qu’il a présidée à Rome en la

basilique Saint-Pierre, à l’occasion du 50e anniversaire de la fin de la

seconde guerre mondiale en Europe.

Que faut-il aujourd’hui, au terme du XXe siècle, pour faire la paix?

Comment faire pour que les peuples d’Europe et du monde entier vivent en

paix, pour qu’ils construisent un pont de paix vers les siècles et les générations du troisième millénaire? Comment faire pour éteindre les foyers

de guerres actuels, dans les Balkans, dans le Caucas, au Rwanda et dans

d’autres parties du monde? s’est interrogé le pape.

La réponse du Christ, a-t-il poursuivi, c’est le don de l’Esprit-Saint.

«Car seul l’Esprit de Vérité peut consolider dans l’homme et entre les hommes le bien précieux de la paix. Parce que la paix est l’oeuvre de la justice. Et que la vérité est la condition de la justice».

Cette vérité, a dit Jean Paul II, transparaît dans la Déclaration des

droits de l’homme dont, à la lumière de la foi, l’encyclique de Jean XXIII,

«Pacem un Terris» est un commentaire autorisé.

Pour le pape, il est donc indispensable que cette Déclaration devienne

un critère de conduite pour les Etats et pour les communautés internationales. «Mais le premier droit à respecter est le droit de l’homme à la vie,

depuis le premier instant de son existence dans le sein de sa mère, jusqu’à

son déclin naturel. Car la vocation de l’homme, en Jésus-Christ, c’est finalement de participer à la vie même de Dieu, à la vie même de la Trinité.

Un mystère à contempler en ce jour dédier à la mémoire de tant de victimes.

Le 16 mai dernier, Jean Paul II avait déjà publié une lettre pour marquer cet anniversaire.

Aux côtés du pape et des cardinaux, Mgr Angelo Sodano, secrétaire

d’Etat, et Mgr Roger Etchegaray, président du Conseil pontifical Justice et

Paix», plusieurs prélats ont pris part à cette concélébration eucharistique: trois anciens prisonniers de Dachau, Mgr Kazimierz Majdanski, Mgr Ignacy Jez (Pologne) et le Père Johannes Sonnenschein (Allemagne); deux Japonais, Mgr Fr.-X Kaname Shimamoto, archevêque de Nagasaki, et Mgr J. Atsumi

Misue, évêque de Hiroshima; un Français, Mgr Pierre-Auguste Boussard, évêque émérite de Vannes, ainsi que deux Italiens; Mgr Francesco Amadio, et

Mgr Aldo Del Monte.

Le président de République italienne, Oscar Luigi Scalfaro était présent

à la cérémonie, ainsi que les membres du corps diplomatique auprès du

Saint-Siège.

Au cours de l’Angelus, le pape est revenu sur le sujet, pour à nouveau

évoquer le dernier conflit mondial «sur l’horizon de Dieu, Seigneur de

l’histoire». Et de cette histoire, il faut faire mémoire, a-t-il ajouté,

parce qu’il n’y a pas de paix sans mémoire. Mais, s’est-il encore interrogé, a-t-on tiré toutes les leçons de cette tragédie? Ces cinquante dernières années démontrent que la leçon d’alors n’a pas été pleinement reçue.

Dans tant de régions on tue encore». Et de s’écrier: «Cela suffit avec la

guerre. Construions la paix!. La paix est notre mission». (apic/jmg/pr)

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