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Le pape condamne les méthodes barbares des Serbes de Bosnie (160795)

«Ce sont des crimes contre l’humanité!»

Combes d’Introd, 16juillet(APIC) Pour le pape Jean Paul II, l’évolution

actuelle de la guerre en Bosnie est une des pages les plus tristes de

l’histoire de l’Europe. «Aucune cause, aucun projet ne peut justifier des

actions et des méthodes aussi barbares: ce sont des crimes contre l’humanité!», a relevé Jean Paul II à l’issue de l’angelus de dimanche, prononcé à

Combes d’Introd, au Val d’Aoste, où il passe ses vacances.

«Les nouvelles et les images qui arrivent de Bosnie, et en particulier

de Sebrenica et de Zepa témoignent à quel point l’Europe et le monde sont

enfoncés dans l’abîme de l’abjection», a ajouté Jean Paul II. «Ce qui s’accomplit sous les yeux du monde entier constitue une défaite de la civilisation. Ces délits resteront comme l’un des chapitres les plus tristes de

l’histoire de l’Europe.» Le pape a encore supplié tous les hommes de bonne

volonté de continuer sans se fatiguer à secourir les populations martyrisées.

Valoriser la place de la femme dans tous les domaines de la vie

Jean Paul II a par ailleurs pousuivi sa réflexion sur la place de la

femme dans le monde actuel. «On n’insistera jamais assez sur le fait que la

femme doit être valorisée dans tous les domaines de la vie.» Le pape s’est

arrêté dimanche sur la vocation de la femme à la maternité. Certes la femme

partage avec l’homme le rôle de parents mais c’est elle qui «paye» plus directement cette génération commune, qui absorde littéralement les énergies

de son corps et de son âme. Il faut donc, précise le pape, que l’homme soit

pleinement conscient de contracter une dette particulière envers la femme.

De cette vocation maternelle résulte un «rapport unique de la femme à la

vie humaine» et donc la responsabilité d’être «gardienne de la vie». C’est

en effet dans la symbiose du corps maternel qu’a lieu le premier dialogue

de l’être humain avec le monde. Là commence l’histoire de chacun, portant

en soi, dès le premier instant, un projet de vie exclusif et sans confusion, remarque Jean Paul II. En effet, l’enfant a besoin du corps de sa mère et de son amour, mais il ne se confond pas avec elle, il a une complète

autonomie quant à son identité en tant que personne. Le pape souhaite que

la société tout entière sache exprimer aux mères une proximité reconnaissante et active. (apic/jmg/mp)

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