apic/Autriche/Pétition
Autriche: 500’000 signatures (060795)
pour la pétition «Pour une Eglise du peuple de Dieu»
Vienne, 6juillet(APIC) Plus d’un demi-million de personnes ont signé en
Autriche la pétition «Pour une Eglise du peuple de Dieu» (Kirchenvolks-Begehren). Les résultats de la récolte de signatures ont été présentés mercredi à Vienne lors d’une conférence de presse.
L’initiative a notamment obtenu un large écho dans les diocèses de StPölten, Innsbruck et Feldkirch, dirigés par des évêques contestés. Pour Mgr
Christoph Schönborn, archevêque coadjuteur de Vienne, ce résultat – auquel
il ne s’attendait pas – montre au moins que malgré les turbulences, l’Eglise est présente au coeur de beaucoup d’Autrichiens.
Des non-catholiques, mais aussi des gens de pays étrangers ont également
apporté leur soutien à cette démarche pour laquelle les femmes ont été sensiblement plus motivées que les hommes, ont relevé les initiants.
Il faut évidemment prendre cette initiative au sérieux, a noté de son
côté Mgr Schönborn. Pour l’archevêque coadjuteur de Vienne, il faut voir
d’abord l’aspect positif qui montre que beaucoup de gens s’intéressent à la
vie de l’Eglise. Le président de la Conférence des évêques, Mgr Johann Weber, de Graz, rencontrera les initiants avant de prendre position. «Nous
devons discuter ouvertement de quel type de réforme se trouve derrière cette démarche», ajoute Mgr Schönborn. «Le dialogue permettra de voir si ce
concept correspond à la réforme de l’Eglise du XXe siècle élaborée par le
Concile Vatican II.»
«La démocratie n’engendre pas la vérité»
Mgr Kurt Krenn, évêque de St-Pölten a rappelé pour sa part que «la démocratie n’engendre pas la vérité». Selon lui, les gens qui prétendent remplacer la vérité et la volonté de Dieu par la démocratie doivent être particulièrement prudents afin de ne pas répéter les erreurs de l’histoire.
Mgr Krenn n’avait pas hésité il y a quelques jours à comparer la pétition
«Pour une Eglise du peuple de Dieu» au vote populaire de 1938 qui avait
consacré l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie d’Hitler.
Beaucoup, y compris parmi ses confrères évêques, ont jugé cette comparaison douteuse. «Un pasteur ne devrait pas dire de pareilles choses», a
souligné Mgr Paul Iby, évêque d’Eisenstadt. Quant au président autrichien
Thomas Klestil, il a rappelé que conjointement au vote de 1938, les troupes
allemandes occupèrent l’Autriche. (apic/kap/mp)
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