à la dispute en matière d’édifices religieux ENI-95-0220çF

Le chef de file de la KEK appelle à la coopération afin de mettre un terme

Genève, le 29 ao#t (ENIçEdmund Doogue)–Jean Fischer, secrétaire général de

la Conférence des Eglises européennes (KEK), a appelé à une plus grande

souplesse et une meilleure coopération entre les églises et les autorités

gouvernementales et municipales en Slovaquie o# cinq ans de négociations

animées n’ont pas permis de mettre un terme à une controverse relative aux

édifices religieux.

Le différend portant sur l’immobilier appartenant à l’Eglise a donné lieu à

des tensions entre les Eglises orthodoxe et catholique-grecque en Slovaquie

et, selon Jean Fischer, il faudra maintenant redoubler d’efforts pour

améliorer les relations entre ces deux Eglises.

Jean Fischer, ainsi que d’autres représentants officiels de la Conférence

des Eglises Européennes et du Conseil oecuménique des Eglises, ont

rencontré des chefs de file religieux et gouvernementaux en République

Slovaque mi-ao#t lors d’un effort commun pour aider à résoudre le différend

qui porte sur la passation de centaines d’églises et d’édifices religieux

appartenant à l’Eglise orthodoxe en Slovaquie à l’Eglise

catholique-grecque.

Le problème remonte à 1950 lorsque le gouvernement communiste de

Tchécoslovaquie, dans un effort pour supprimer l’Eglise catholique-grecque

(uniate), a forcé cette dernière à donner ses édifices religieux à l’Eglise

orthodoxe. L’Eglise uniate a retrouvé une certaine liberté après le

« Printemps de Prague » en 1968, mais il a fallu attendre 1990, et la chute

du communisme, pour que le gouvernement adopte une loi exigeant que les

édifices soient rendus à l’Eglise uniate.

Au cours d’un entretien avec le journaliste d’ENI hier à Genève, M. Fischer

a critiqué la loi et le procédé utilisé pour la mettre en oeuvre.

« L’injustice ne peut pas réparer l’injustice, » a-t-il déclaré, mettant en

avant le fait que, dans certains cas, les églises rendues à l’Eglise uniate

étaient vides alors que les congrégations orthodoxes devaient utiliser des

lieux de fortune pour leurs services religieux. Dans de nombreux cas, les

autorités municipales avaient rendu l’achat de terre ou l’obtention de

permis de construire pour de nouvelles églises difficiles à obtenir pour

les congrégations orthodoxes.

« Depuis 1990, environ 85 pour cent des cas ont été réglés de la fac,on

suivante: les édifices ont été récupérés par des communautés uniates par la

force ou ont été rendus par l’Eglise orthodoxe à la suite d’un processus de

négociation impliquant le gouvernement. »

M. Fischer a ajouté que, dans certains cas, le gouvernement avait versé une

compensation aux communautés orthodoxes pour la perte de leurs édifices.

Toutefois, il a indiqué qúil y avait encore des cas à régler, et que ces

cas figuraient parmi les plus difficiles de tout le processus.

« Nous avons été témoins d’un cas o# l’église a été retirée de la communauté

orthodoxe par la police, » a ajouté M. Fischer. Elle °l’église§ est restée

fermée parce qúil n’y avait pas de catholiques grecs qui l’utilisaient. La

communauté orthodoxe a d# s’installer dans une petite salle du village

alors que l’église était vide. »

« Voilà l’absurdité de la mise en application de cette loi. »

Jean Fischer, tout comme Mme Jean Mayland, un prêtre femme de l’Eglise

anglicane et présidente du comité d’études de la Conférence des Eglises

européennes, et Jean Tchekan, rédacteur en chef du Service orthodoxe de

Presse, à Paris, ont exhorté les autorités slovaques et les chefs de file

des Eglises orthodoxe et catholique-grecque à montrer plus de souplesse et

à dialoguer entre eux.

La visite effectuée en Slovaquie fait partie de la série de visites et

échanges prévus par la Conférence des Eglises européennes et le Conseil

oecuménique des Eglises dans le but de résoudre le problème de la

propriété.

Jean Fischer a déclaré au journaliste d’ENI qúil espérait que les « cas en

souffrance °en Slovaquie§ pourront être réglés si possible sans heurts et

rapidement car ce problème dure depuis cinq ans et empoisonne le climat

oecuménique. »

« Puisque nous sommes entrés dans la période de préparation de la deuxième

Assemblée oecuménique européenne, qui se déroulera à Graz, en Autriche, (et

dont le thème est la réconciliation), nous ne pouvons pas accepter qúune

telle situation °telle que celle qui existe en Slovaquie§ tra#ne en

longueur et se déteriore. C’est pourquoi nous voulons aider les Eglises à

se réconcilier et à revenir à la raison, » a ajouté Jean Fischer.

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