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Lausanne: Un pasteur vaudois et sa famille partent au Rwanda(250895)
Une collaboration à la reconstruction de l’Eglise du Rwanda
Lausanne, 25août(APIC/SPP) Pasteur dans la paroisse de la Sallaz à Lausanne, Jacques Küng et son épouse Hélène, pasteur également, s’apprêtent à
partir au Rwanda avec leurs quatre enfants. Envoyés du Département missionnaire des Eglises protestantes de Suisse romande (DM), ils vont durant un
an s’intégrer au programme de reconstruction mis sur pied par l’Eglise
presbytérienne au Rwanda (EPR).
Ayant passé six ans dans ce pays, de 1980 à 1986, comme envoyés du DM,
ils ont été touchés de très près par les événements tragiques qui ont bouleversé le pays l’an dernier. Ils prendront part à la remise en route d’une
formation théologique à la Faculté de théologie de Butare, suite à une demande du pasteur André Karamaga, nouveau président de l’EPR.
Les relations entre ce qui est devenu l’Eglise presbytérienne au Rwanda
d’un côté, et le Département Missionnaire des Eglises protestantes de l’autre, datent des années 20 déjà. « Une longue histoire a été vécue au travers
d’échanges de personnes. Suite aux événements de ces dernières années, il y
a de part et d’autre le souhait de poursuivre cette histoire, comme signe
de communion dans l’Eglise », a confié le pasteur Küng au Service de presse
protestant (SPP) à Lausanne.
Outre la manifestation d’une amitié et d’une communion fraternelle, le
couple de pasteurs lausannois va se mettre au service du projet de reconstruction de l’Eglise presbytérienne (EPR): « l’urgence concerne aussi le
long terme de la vie de l’Eglise. Il n’est pas seulement question de nourriture ou d’hôpitaux à reconstruire (ce qui fait partie du mandat d’autres
organismes), mais il est nécessaire de reprendre une liturgie ».
Est-ce que la liturgie va rester identique à ce qu’elle était avant les
événements? « Il est important de former les gens dans l’Eglise: comment
est-ce qu’on rééquipe les catéchistes, les anciens (les conseillers de paroisse), les pasteurs? Le corps pastoral a été décimé. Des gens sont en
fuite, d’autres sont morts, nombreux sont ceux qui sont endeuillés. Comment
est-ce qu’on les épaule? Donner des signes d’amitié… Au Rwanda, quand
des gens sont en deuil, il est extrêmement important qu’ils soient visités.
L’aspect visite de notre travail sera, sur le plan psychologique, aussi important que l’aspect technique »
La vie a repris dans les collines
La vie a repris dans les collines, ou plutôt elle n’a pas cessé au Rwanda, témoigne le pasteur Jacques Küng, qui est retourné dans le pays après
la tragédie qui l’a décimé l’an dernier: « J’ai été frappé de voir des paysans reprendre les travaux dans les champs, des écoles primaires redémarrer, des gens aller dans les centres de santé pour se faire soigner de la
malaria, les campagnes de vaccination des enfants recommencer, des femmes
aller aux consultations prénatales. Enfin, une vie reprend ou continue avec
tous les problèmes de lutte pour la survie ».
Retrouver des raisons de vivre ensemble: la tâche des Eglises
Mais pour le pasteur lausannois, la survie ne suffit pas: « il faut retrouver des raisons de vivre ensemble. C’est à cela que les Eglises essayent d’être attentives, suite aux déchirures. Pour les Eglises, la parole
de l’Evangile est un des lieux où chercher des raisons de vivre ensemble ».
Dans cette perspective, les Eglises protestantes se sont mises d’accord
pour toute une série d’actions, dont une formation théologique accélérée en
deux ans. Elle est destinée à des personnes appelées par la suite à exercer
une activité dans des paroisses ou comme aumônier dans des écoles secondaires. C’est pour travailler dans un tel projet que la famille Küng s’apprête
à quitter Lausanne. (apic/spp/be)
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