Henri Nicod, un prêtre «réalisé»

Ce doit être la fête au Ciel, l’arrivée de «Riquet», l’abbé Henri Nicod. Car le parcours de sa vie – plus de 99 ans – laisse admiratif. Celui qui disait: «Depuis ma jeunesse, j’ai toujours eu la passion de rendre service», peut, en arrivant au Paradis et sans faire injure à sa modestie, recevoir le maillot du vainqueur (lui qui aimait le cyclisme).

Premier prêtre réalisateur de la Télévision suisse romande, Henri Nicod était plus qu’un capteur d’images. Il était surtout la joie de vivre mêlée à la profondeur, la gentillesse alliée à la détermination, la proximité avec les gens et avec Dieu, un homme au sens artistique affûté. Pétri de bon sens, la répartie à la bouche, il savait réaliser son ministère de prêtre «en montrant Dieu, pas dans les nuages, mais surtout dans le cœur».

Entre le Gros-de-Vaud – berceau des Nicod – et Genève où il est décédé, «Riquet» avait, en presque un siècle d’existence, sillonné la planète entière. Ce formidable noueur de contacts a, de par ses nombreuses relations, fréquenté des routes multiples, convoyant entre autres des journalistes au Tour de France ou au Giro. Il a marqué ceux qui l’ont côtoyé, dans les paroisses où il a œuvré, à la télévision, à Notre-Dame à Genève où il a terminé son ministère. Oui, Henri Nicod savait bonifier ses proches. Car il portait sur les gens et sur le monde un regard positif et réceptif aux misères humaines. Il écoutait, encourageait, consolait. Toujours avec la passion de rendre service.

Si l’image du réalisateur Henri Nicod reste prégnante, il aura surtout été, en prêtre voué à son ministère, un homme «réalisé». Les projecteurs du Ciel peuvent s’allumer.

Bernard Litzler

26 juillet 2019

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/blogsf/henri-nicod-un-pretre-realise/