apic/ARM/Postmodernisme
Yaoundé: Réunion du Comité exécutif de l’Alliance réformée mondiale(020895)
La tradition biblique s’oppose à la culture « postmoderne »
Yaoundé, 2août(APIC) « Le ’postmodernisme’ ne doit pas devenir la nouvelle
base philosophique de l’existence chrétienne », a déclaré mardi Milan Opocensky, secrétaire général de l’Alliance réformée mondiale (ARM), lors de
la réunion du Comité exécutif de l’ARM qui s’est tenue à Yaoundé, au Cameroun, du 26 juillet au 1er août.
Pour Milan Opocensky, la « culture postmoderne » signifie que « tout discours est permis » et que « moralement parlant, le temps des revendications
absolues est fini ». Le postmodernisme est comme une « sorte de réponse aux
dilemmes de notre temps », a expliqué le secrétaire général de l’ARM, qui
comprend la tendance du postmodernisme à « remettre en question les grands
desseins du passé, desseins ayant entraîné la privation de liberté, l’oppression et l’esclavage ».
« Toutefois, a-t-il poursuivi, il est clair que la tradition biblique
(judéo-chrétienne) est opposée à cette sorte de culture postmoderne. Nous
ne pouvons supprimer la polarité entre la vie et la mort, le bien et le
mal, l’amour et le péché. Nous ne pouvons oublier les souffrances, la lutte
et la solidarité », a souligné le théologien tchèque.
« Les êtres humains ne peuvent interrompre leur recherche de la vérité et
leur interrogation à propos de Dieu », a ajouté le secrétaire général de
l’ARM qui a rappelé qu’après la guerre froide, la perestroïka et la chute
du communisme, « nous nous trouvons dans une situation de crises qui s’enchaînent et influencent profondément les relations sociales, la vie économique, la politique, mais aussi l’environnement, la santé et notre mode de
vie ».
Notons que l’ARM regroupe 119 Eglises réformées, presbytériennes, congrégationalistes et unies de 99 pays dans le monde. En outre, Milan Opocensky a suggéré, lors de la réunion de Yaoundé, que l’ARM, le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et la Fédération luthérienne mondiale (FLM),
envisagent une organisation simultanée de leurs premières assemblées générales au 21e siècle; ceci marquerait un signe d’unité entre le COE, la FLM
et l’ARM et entraînerait une réduction des frais. Le secrétaire général de
la FLM, Ishmael Noko, avait d’ailleurs fait le mois dernier une proposition
semblable de « rationalisation » des assemblées. (apic/eni/be)
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